Murano et Burano

Nous avons eu l’occasion de découvrir ces deux îles durant notre séjour à Venise de septembre 2020, via des trajets en Vaporetto. Personnellement, je ne suis pas du tout à l’aise sur l’eau, mais dans le cas présent, on pourrait plus nommer ces véhicules « autobus » que « bateaux ! Aucun roulis, et des arrêts de bus toutes les trois minutes déposant et récupérant tant des touristes à sacs à dos que des locaux avec caddies de courses revenant du marché.

Murano

La première île découverte a été Murano, connue pour ses verreries et ses échoppes permettant d’acquérir de véritables œuvres d’art réalisées sur place (ou pas ?). Cette spécialité remonte à 1201, date à laquelle le Sénat de Venise obligea les artisans verriers à installer leurs fours sur l’île de Murano, car, à cause de l’extrême chaleur qui s’en dégageait, de nombreux incendies se déclaraient à Venise.

Si on nous avait vanté cette ville pour la beauté de ses boutiques, on nous avait également mis en garde contre le flot incessant de touristes qui gâche un peu le plaisir de la promenade.

Au vu du contexte sanitaire actuel, nous avons littéralement été seuls au monde : des rues désertes rien que pour nous (et des canards !), qui nous ont permis de vraiment apprécier l’architecture des lieux. Car, si les boutiques sont omniprésentes dans la rue principale, elles disparaissent rapidement pour laisser place à la « vraie vie »…

Nous avons ainsi déambulé dans la cité et découvert des endroits improbables : quartiers résidentiels avec jardins ouvriers, marin nettoyant sa barque avec son chien qui nous apportait une balle pour jouer, église abandonnée au milieu d’herbes folles… Le tout sous un soleil magnifique et 30°C en plein mois de septembre.

Nous avons également pu visiter l’église Santa Maria et Donato, dont l’origine remonterait au VIIe siècle : son pavage en mosaïques, qui recouvre l’intégralité du sol de l’église (et sur lequel nous marchons directement, de manière tout à fait normale) est daté quant à lui de 1140…

Cette île regorge de petites surprises, et nous vous conseillons vraiment de sortir des sentiers battus, de quitter la rue principale et d’en découvrir les recoins !

Burano

Nous avons ensuite repris le Vaporetto, direction Burano : changement de décor total, puisque nous arrivons sur un quai avec restaurant, échoppes de vendeurs spécial touristes, et que la foule est tout de suite plus dense. Mais pareil qu’à Murano : il suffit de quitter la rue principale pour trouver la « vraie » île résidentielle, à notre sens beaucoup plus intéressante…

La déambulation est ici un pur plaisir pour les yeux : maisons colorées, quais illuminés, familles réunies sur le pas des portes avec les hommes qui nettoient les filets de pêche… une tradition a également l’air d’avoir cours ici : les maisons dont les enfants vont où se sont récemment mariés sont pavoisées, de même que celles ayant accueillies une naissance. Cela semble témoigner d’une belle vie de village, loin de la carte postale habituelle.

Autant Murano est spécialisée dans le verre, autant Burano l’est dans la dentelle. Malheureusement, le temps nous a manqué pour découvrir cette facette de l’île. Pas le choix, nous reviendrons !

Comment se rendre à Murano et Burano ?

L’île de Murano est joignable par le Vaporetto depuis la ligne 4B : les arrêts sont très nombreux, et vu que le billet de trajet n’est pas limité dans le temps, on peut faire le choix de prendre le trajet le plus rapide et direct, ou de parcourir l’intégralité du Grand Canal.

L’île de Burano est ensuite joignable depuis l’arrêt « Faro » de Murano, ligne 12 ; pour le retour, il faut revenir à Murano et reprendre un autre Vaporetto pour rejoindre de nouveau Venise (sachant qu’il y a un passage toutes les 20 minutes environ).

Le trajet à l’unité coûte 7.5 euros, ce qui est assez onéreux, sachant qu’il faut un billet par trajet (compter donc 7.5 x 4 minimum pour la sortie Murano/Burano !). MAIS il y a la possibilité d’acheter des cartes de transport pour des durées plus longues, avec prix forcément dégressif : nous avons ainsi pris un pass 1 journée, à 20 euros : il a été immédiatement rentabilisé !

Le site internet touristique officiel de Venise ici


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