Notre périple en Italie de septembre 2020 nous a conduit dans la jolie petite cité de Vicenza. Peu connue, car située un peu à l’écart de la route directe de Venise à Vérone, elle est pourtant tout à fait digne d’intérêt.
Nous avons fait une escale d’une journée et une nuit dans cette ville, et avons jeté notre dévolu sur un hôtel au nom tout à fait local : l’hôtel Doge, situé un peu à l’écart du centre-ville (mais répondant à nos critères habituels : parking et petit-déjeuner inclus !) La décoration était très différente de ce que nous avions déjà pu voir, mais avait un certain charme… et prendre le petit-déjeuner en terrasse couverte, quel bonheur !




Vicenza dispose d’un parcours touristique organisé, permettant d’admirer les bâtiments remarquables de la ville, pour la plupart érigés par l’architecte Palladio : il est donc très facile de parcourir la ville à pieds, rapidement, sans se perdre, même en ne parlant pas la langue. Nous avons ainsi pu découvrir les monuments suivants, via cet « itinéraire palladien ».
La basilique palladienne est un des bâtiments remarquables de la cité : elle est en réalité une extension du Palais de Région existant depuis le XVème siècle. Ce dernier, jamais terminé du fait de problèmes au niveau de la structure du sol, était déjà dégradé au siècle suivant. La ville a donc lancé un concours d’architecte, dans le but de reprendre les travaux. Palladio est retenu, restaure et améliore l’édifice, et le nomme lui-même « basilique » ! Autrefois siège de l’administration communale, tribunal et centre économique, ce bâtiment accueille aujourd’hui trois espaces culturels : nous ne les avons pas visités, priorisant toujours la déambulation lors des voyages courts.



MAIS nous avons eu la chance de pouvoir assister à un concert de musique classique en plein air, de nuit, devant ce bâtiment, ce qui était véritablement irréel…
Le théâtre olympique : élément le plus original (et peut-être le plus connu) de la ville, il est érigé par Palladio suite à une demande de l’Académique Olympique de 1580 à 1585. Sa particularité est l’enchainement en trompe-l’œil de sept scènes, conservées depuis la première représentation de ce théâtre. Malheureusement, notre arrivée après 17h un samedi soir n’a pas été en notre faveur pour la découverte de ce lieu original, à garder en tête pour une prochaine virée !
L’église Saint Laurent : Construite à la fin du XIIIe siècle, de style gothique lombard, elle abrite un très joli cloître reconstruit à la fin du XVe siècle. C’est un site où il est agréable de faire une petite pause, tout en admirant, comme souvent en Italie, des œuvres d’art des années 1500 tranquillement accrochées aux murs…et comme toujours, avec une entrée totalement gratuite.


L’église de Santa Corona, ou plutôt le complexe Santa Corona, est composé d’une église datant du XIIIe siècle, d’un cloître et aujourd’hui du musée civique archéologique. Nous préférons toujours visiter les villes avant de nous enfermer dans des bâtiments (et de toute façon, nous étions dimanche !), donc nous n’y sommes pas rentrés.

Le Duomo, ou cathédrale Sainte Marie de l’Annonciation : église romane dont la construction débute en 1482, dont seule la façade et le campanile ont survécu aux bombardements de la Seconde Guerre mondiale… Reconstruite, elle accueille néanmoins des œuvres très anciennes : retable de 1535, un autre de 1448, un polyptique de 1366… A voir, donc… quand elle est ouverte, car nous avons été malheureusement assez maudits de ce côté-là durant notre très court séjour de fin de semaine (sachant que la seule fois où nous l’avions trouvée ouverte, c’était pour la célébration de l’office) … ce sera pour un prochain voyage !

Vous l’aurez compris, nous n’avons eu qu’une soirée et une journée pour découvrir la jolie cité de Vicenza, et arriver un samedi soir n’était pas forcément la meilleure chose à faire ! Nous n’avons pas pu visiter les bâtiments « remarquables », mais avons cependant très bien profité de cette belle cité et l’avons arpentée de part en part. Vicenza est véritablement une ville à taille humaine, ce qui fait qu’au bout de quelques heures, nous nous déplacions déjà sans carte touristique. La piétonisation des centres-villes italiens et leur propreté aide également beaucoup à la découverte : on peut se balader le nez en l’air sans risquer sa vie (ou ses chaussures) !
Manger à Vicenza
Nous avons découvert, au gré de notre promenade, que plusieurs restaurants/bars avaient élu domicile sous la Basilique palladienne, dans des sortes de caveaux, tout en offrant une terrasse en plein air. Nous avons donc choisi de nous restaurer à la Cantina del Tormento qui, outre proposer de bons cocktails, avait également une carte de tapas très élaborée avec des saveurs locales. Nous nous sommes laissés tenter… et Célestin a adoré !

