Raid sur Gand

Gand est la première ville de Belgique que Célestin a découverte, et, en amateur de bonne chair, il a apprécié le voyage ! Mais outre la nourriture abondante et la bière de grande qualité, Gand est une ville à découvrir et où il fait bon flâner, pleine de monuments remarquables à chaque coin de rue.

Pour commencer notre petit séjour, nous avons jeté notre dévolu sur l’hôtel Holiday Inn- Gant-Expo. Un peu excentré, il correspondait à notre double critère habituel parking/petit déjeuner inclus et à volonté. Et nous n’avons pas été déçus du tout : la preuve en image !

La particularité architecturale de cet hôtel : toutes les chambres donnaient vers un espace intérieur clos, en bas duquel se tenait la salle du petit déjeuner. Autant vous dire qu’il y avait le choix entre le sucré et le salé ! Pour notre part, nous mangeons toujours un très gros petit déjeuner, mais ne mangeons pas à midi : ici, nous en avions pour notre estomac.

Gand, jour 1

La cathédrale Saint Bavon

Plus ancienne église paroissiale du cœur animé de Gand, elle est érigée sur le site d’une église du Xe siècle et d’une église romane du XIIe siècle dédiée à saint Jean Baptiste (ou saint Jean), dont la partie centrale de la crypte est le seul vestige. Courant du XVe-XVIe siècle, l’église Saint-Jean est transformée en une Cathédrale gothique dédiée désormais à Saint Bavon, du nom du chapitre dont elle devient le siège en 1540.

Cette cathédrale est naturellement majestueuse, et l’on pourrait y rester des heures pour en admirer les détails. Mais le clou du spectacle reste la pièce abritant, à l’abri de la lumière, l’Agneau mystique de Van Eyck, achevé en 1432. Ce qui nous restera de la visite ? Les couleurs de ce tableau, tellement vives après tellement d’années. A découvrir de toute urgence ! Les photos sont naturellement interdites, pour des questions de conservation. 4 euros l’entrée pour admirer une œuvre pareille, il n’y a même pas à réfléchir.

L’église Saint Nicolas

L’église Saint Nicolas est située de l’autre côté de la place du marché, en face du beffroi. Terminée au XIIIe siècle après des travaux qui ont duré un siècle, elle était surtout appréciée des corporations de métiers, qui y avaient chacune une chapelle. Le clocher, quant à lui, servait de tour de guet et accueillait les cloches de la ville avant la construction du beffroi. Nous n’avons pas visité cet édifice, privilégiant les déambulations extérieures et voulant profiter du magnifique soleil belge (sans ironie, il faisait un temps magnifique !)

L’église Saint Michel

Erigée au XIe siècle, détruite par un incendie, reconstruite au XVe siècle, malmenée pendant les guerres de religion : cette église a vécu des heures bien difficiles, et en a payé le prix de son clocher, jamais terminé. Elle en reste cependant très belle, et nous a accueilli lorsque nous arrivions à pied en direction du centre ville.

Un ciel pareil, ça ne s’invente pas (zéro retouche !)

La citadelle (gent Gravensteen)

On vous a déjà parlé de notre malédiction des bâtiments qui ferment sous notre nez, ou encore sont exceptionnellement fermés pour travaux pile la semaine de notre séjour ? Eh bien ce bâtiment illustre de la ville n’a pas fait exception à la règle : nous sommes arrivés 5 minutes après la fermeture des guichets… Mais rien à regretter, nous aurions bâclé la visite, il vaut mieux saisir cela comme prétexte pour revenir…

Et pour l’explication : ce château dit « des comtes » est le dernier château fort des Flandres dont le système de défense est encore à peu près intact, et son histoire remonte à l’Antiquité romaine. Autrement dit, sa visite, pour le coup, nous aurait bien intéressés !

Le reste de notre journée a été consacré à la déambulation dans cette jolie ville : bords des canaux, jolies ruelles, on a même découvert un canon rouge (qui est celui des ducs de Bourgogne et n’a en fait jamais rien tiré !)

Gand, jour 2

Le deuxième jour de notre voyage a débuté par une action hautement culturelle : la vidange de l’ensemble des bouteilles de bières vides bues par Célestin depuis notre dernière virée en Belgique. Et la consigne étant la règle, il a fallu également utiliser cet avoir pour nous réapprovisionner… (nous nous souviendrons toute notre vie du regard éberlué d’un passant dont le caddie débordait de bouteilles d’eau consignées)

Un an de consommation, nous avons tout de même été bien sages, non ?

Le beffroi de Gand

Nous nous sommes ensuite dirigés vers le centre ville pour une visite à haut risque : celle du beffroi. Car c’est bien connu, les ânons ont le vertige (enfin surtout leur maitresse…). Mais malgré cette crainte, la montée s’est (assez) bien passée : de nombreux paliers servant d’espaces muséographiques permettent de morceler la montée vers la terrasse, et les ouvertures vers le vide sont assez peu présentes. La vue sur la ville est ensuite absolument imprenable, il ne faut pas hésiter à vaincre sa peur. Et au pire : un ascenseur est disponible à partir du 1er étage (mais le bâtiment n’est pas pour autant accessible aux personnes à mobilité réduite).

Ce monument incontournable de la cité date du XIVe siècle, et est dominé par un dragon girouette depuis 1377 (l’original est d’ailleurs visible sur un des paliers lors de la montée). Il faisait office de tour de garde à partir de 1442, notamment dans le cadre de la surveillance des débuts d’incendie. Il est aujourd’hui classé au Patrimoine mondial de l’UNESCO.

Pour plus d’infos sur le beffroi : lien vers le site officiel de l’Office du tourisme ici

« Graffiti street »

Afin de nous remettre de nos émotions, nous avons décidé de déambuler dans le centre-ville. Le jour était propice aux découvertes, nous sommes tombés par hasard sur une ruelle, visiblement très touristique, dont pas un centimètre carré n’était pas décoré. Située juste derrière l’hôtel de ville, nous avons pu y croiser tant des badauds ordinaires que des personnes réalisant un shooting photo pour un enterrement de vie de jeune fille ! Nous avons appris bien plus tard que cette rue est totalement évolutive, laissée à la libre création des artistes muralistes. Pour ma part, j’adore !

Et, afin de nous remettre encore plus, rien ne vaut une bonne Gruut brassée locale à la terrasse du Charles Quint, avec une vue sur l’hôtel de ville…

Le béguinage Sainte Elisabeth

Crée au XIIIe siècle, il abritait pas moins d’une centaine de béguines. Contrainte à migrer vers un autre béguinage à la fin du XVIIIe siècle, ce quartier pittoresque est aujourd’hui visitable librement (avantage : les touristes ne se pressent pas, et on a le site pour soi !)

Manger à Gand

Personnellement, j’ai toujours très bien mangé en Belgique. Trop en quantité, c’est certain, mais ce n’est pas grave, nous sommes en vacances après tout, et puis nous marchons beaucoup hein, il faut redonner de l’énergie au corps (et se chercher des excuses, surtout)

Le premier soir, nous avons donc jeté notre dévolu sur un restaurant de burger revisités, au cœur d’une rue marchande où les restaurants se succédaient : le ‘t Konigshuis

Le deuxième soir, nous avons attaqué des ribs de porc à volonté au Spare Rib caffe. Sur une terrasse située juste au bord du canal, avec une vue sur les magnifiques demeures traditionnelles, nous avons dégusté une très bonne viande, et même une deuxième tellement nous sommes gourmands, le tout avec une bonne bière belge.


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