Ça y est : après des années à vivre dans le péché, mes maitres se sont enfin mariés ! Et comme tout est prétexte à un nouveau voyage, nous avons décidé de nous envoler vers cette magnifique île française de l’océan indien.
Après un vol de nuit d’une durée de 10h depuis l’aéroport de Paris-Orly, ce qui nous a permis de passer une nuit complète (pour permettre le maintien de la distanciation sociale, l’avion volait avec la moitié des passagers, ce qui fait que nous avions 4 sièges pour 2, nous permettant de bien nous étaler !), atterrissage à Saint-Denis et récupération de la voiture de location, puis direction Saint-Gilles-Les-Bains, où se trouve notre hôtel.

Notre bel avion… 
qui nous emmène à destination !
Personnellement, je n’ai jamais été en hôtel 5 étoiles : dans la mesure où nous vadrouillons beaucoup et passons peu de temps, généralement, dans notre hébergement, nous ne choisissions jamais une gamme aussi élevée. Cependant, le double facteur « voyage de noces + prolongation possible d’un confinement dans un périmètre de 10 km » nous a un peu convaincu de, pour une fois, changer nos habitudes. Et nous n’avons pas été déçus !
Le Lux Hôtel, d’un style colonial, est situé au cœur d’un immense jardin : un espace central accueillant la réception dessert les différents restaurants et lieux d’activités proposées (massages, salle de sport, espace pour les enfants, piscine…) ; les chambres, quant à elles, se trouvent en bordure du jardin, au sein de bungalows d’un étage : aucun vis-à-vis, et une vue dégagée à travers le parc et jusqu’à l’océan, que l’on pouvait apercevoir depuis notre chambre du rez-de-chaussée… A noter, l’accueil idéal que nous avons reçu après une journée de transit pour rejoindre Paris, puis un vol de nuit : des petites serviettes fraiches imbibées (de thé ?) et une infusion de fruits nous ont été gentiment apportés à notre arrivée pendant que nous remplissions un formulaire de renseignements (tant sanitaires : numéro de vol ? que pratiques : allergies alimentaires, date de mariage…)

Arbre à vœux : chance, amour ou richesse, faites votre choix ! 

Après un petit tour sur la plage, desservie directement par l’hôtel, et une dégustation d’une petite Dodo, la bière locale, nous avons découvert notre chambre : magnifique, comme le reste, avec une petite surprise spéciale mariage (voir photo) ainsi qu’un sac contenant des cadeaux : casquette, bracelets au logo de l’hôtel, tunique, ainsi qu’un mot de félicitations pour notre évènement. A cela s’est ajoutée encore une bouteille de vin blanc d’Afrique du Sud, que nous avons eu l’occasion de déguster en terrasse, le soir…
Mais bon, comme toujours, nous ne tenons pas en place, alors en route vers Saint-Gilles-Les-Bains pour découvrir notre environnement proche ! Après un petit tour le long du port, direction un restaurant de plage car, après quasiment 24h sans manger, nous ne tenions plus ! Découverte des « tapas » locaux (bouchons, samoussas, bonbons piments, achard…) et de terrines de poissons faites maison, le tout agrémenté d’une citronnade également maison : un très bon endroit pour une première soirée après une journée épuisante (enfin, « soirée » : il était 16h30 !). Le tout avant de nous endormir à … 19h30 pour une nuit de sommeil bien réparatrice !
Jour 1 : Souffleur, gouffre, Saint-Louis et Cilaos
Notre journée, comme de coutume, a débuté par un petit déjeuner gargantuesque, et surtout proposant des plats locaux : il faut savoir que ce critère est d’une importance capitale dans le choix de nos hôtels (une pensée pour Jean-Noël, de l’Agence Prêt à Partir de Mulhouse, qui a su saisir parfaitement notre demande !) dans la mesure où nous ne mangeons jamais le midi afin de profiter au maximum de la journée. Il faut donc que ça tienne au corps, et nous avons été contentés : outre un choix de fruits qui variera au fil des jours (ananas Victoria, papaye, kiwi, banane, melon, pastèque…) et de viennoiseries « classiques », sont aussi proposés des charcuteries, du saumon, du fromage (local selon les jours), mais surtout des plats salés tels carry de poissons, rougail saucisses, poulpes au vin rouge… avec du riz, des patates douces, des légumes. Un régal ! Idem, on peut déguster des bouchons, des saucisses au poulet, des nouilles et de la soupe chinoise… Il y en a pour tous les goûts. A cela s’ajoute la possibilité de se faire cuire en direct des omelettes, des crêpes, des œufs, ainsi que de déguster un large choix de confitures maisons (papaye, goyavier – une découverte – mangue, ananas…) mais également des fruits cuits (dont patate douce, ananas…). Bref, sortir de là en ayant faim, ce serait de la mauvaise foi !

Oui oui, le matin, nous sommes des ogres… 
Exemple n°2 (ben quoi, y a du fruit non ?)
Après cette première étape, direction le Souffleur de Saint-Leu : il s’agit d’un effet naturel d’eau pulvérisée en l’air après avoir circulé à l’intérieur de la falaise. On peut s’approcher sur un promontoire et admirer le phénomène, plus ou moins haut selon l’intensité de la vague qui s’est abattue sur la roche. Très impressionnant et propice aux belles photos, avec l’Océan bleu profond en arrière-plan.
Puis direction le Gouffre d’Etang-Salé : on se gare sur un parking aménagé, on traverse un espace boisé qui rappelle les calanques du Sud de la France, et on se retrouve en surplomb d’une ravine creusée dans la roche par l’eau au fil des millénaires. L’océan s’y engouffre dans un vacarme, claque contre les parois, puis ressort tout doucement… puis revient violemment. Le contraste est saisissant et hypnotisant, je n’ai pas osé me pencher ! S’y trouvent également quelques sépultures en pleine terre, visiblement de personnes étant décédées en mer, mais pas que… Mystère !

Le souffleur en action 
Le gouffre 
Cimetière marin ?
Puis nous poursuivons notre route vers le sud de l’Ile en passant rapidement par la ville de Saint-Louis, le temps d’arpenter son centre-ville et de visiter son église, avant de continuer vers le cirque de Cilaos. Et sur la route, quelle vue : comme dirait mon maitre, il ne manquait plus que le ptérodactyle dans le ciel et la bande son de Jurassic Park à la radio ! On roule au fond d’un ravin, potentiellement inondable par endroit durant la saison des pluies, au pied de falaises arborées, sur une route de plus en plus étroite et sinueuse, surnommée (à juste titre), la route « aux 400 virages ». Heureusement qu’il y avait peu de monde… même si nous avons tout de même croisé un bus de ville au sortir d’un tunnel ! Car il faut noter que, même si Cilaos est au fond d’une vallée accessible au bout de 45 minutes de route, les bus de transports en commun la desservent comme n’importe quelle bourgade, ce qui est tout de même appréciable pour les habitants…

Passage à l’église de Saint Louis 
Vous le voyez aussi, vous, le ptérodactyle ? 
Attention aux virages…
Arrivés à Cilaos, nous visitons l’église Notre-Dame-des-Neiges (au pied du Piton des neiges, elle ne pouvait s’appeler qu’ainsi !), ainsi que la tombe du prêtre à l’initiative de sa construction, le père Boiteau : ce dernier bénéficie d’un véritable culte, au point qu’il est précisé une interdiction d’allumer des cierges sur le monument. Nous poursuivons par un tour du centre bourg qui accueille, en autre, un bâtiment réservé exclusivement à l’artisanat local, l’Archipel des métiers : on y trouve donc des peintres, des bijoutiers, aquarellistes, photographes, ainsi qu’une pâtisserie. Puis nous nous rendons à la Mare à jonc, un plan d’eau aménagé en sortie de ville qui doit être bien plus animé en été qu’au moment où nous y étions : nous avons vu notamment des pédalos, des paillottes, un restaurant qui étaient fermés en cette saison, mais doivent être bien agréables lorsqu’il fait chaud (car ici, on devait frôler les 15 degrés, pas plus !).
A noter également que Cilaos est une ville connue pour son thermalisme : des panneaux d’interprétation permettent ainsi de sillonner la ville au fil d’un circuit consacré à l’eau. Nous avons suivi quelques étapes qui nous ont notamment emmenés au pied de l’escalier des thermes. Ces dernières étaient cependant en travaux suite à un abandon manifeste du bâtiment : on passera sur les fenêtres murées et les tags à tous les étages… A voir dans quelques années ce que ça donnera !
Après cette excursion, retour sur Saint-Leu pour visiter son église en pierre (de lave ?) consacrée à Sainte Ruffine, dont on peut voir les reliques dans un tube de verre. Puis cap sur l’Hermitage, le village à côté de notre hôtel, pour nous restaurer après tous ces kilomètres : nous choisissons Le Manta, un charmant restaurant de bord de mer proposant des plats locaux (notre premier rougail !) mais également des cocktails et rhums arrangés, le tout dans une ambiance « jardin exotique » absolument charmante. Avantage : il ouvrait à 18h30, parfait pour les affamés que nous étions !



Rougail saucisses : miam !
Jour 2 : Saint Denis
Il fallait bien une journée pour découvrir la plus grande ville de cette île ! Et soyons honnêtes, la plus difficile à atteindre : que d’embouteillages… Entre les personnes se rendant au travail, les touristes, les bus, les engins de chantier ou agricoles (on est sur une route nationale en pleine période de récolte de la canne à sucre…) le tout sur une route visiblement en travaux perpétuels, comptez 1h30 de trajet pour faire 40 km. Mais bon, l’avantage, c’est qu’après, il y a des parkings partout (payants, par contre) et qu’on est rapidement au centre-ville à pied. Le port du masque était obligatoire à la Réunion pendant notre séjour : en toute honnêteté, il a plus fait ici office de masque anti-pollution, on le portait volontiers !
Mis à part cet inconvénient pour le moment insoluble, nous avons passé un très bon moment dans cette ville en l’arpentant dans tous les sens. Nous commençons notre journée par une promenade sur le front de mer : impossible de ne pas aller admirer les canons orientés vers l’océan ! Puis direction le centre-ville où nous cherchons, pendant quelques temps, la mosquée Noor-e-Islam (la plus ancienne de France, tout de même) avant de la voir apparaitre derrière des commerces… puis au milieu de ces derniers ! Nous en avons eu l’explication par la suite à Saint-Pierre, lors d’une visite guidée : c’est tout à fait courant, les commerces au pied du bâtiment appartenant à la Mosquée et assurant ses revenus. Nous aurions peut-être pu visiter le bâtiment, mais avons eu un doute quant à son ouverture au public extérieur au vu du contexte sanitaire, et n’avons pas insisté.
Nous poursuivons notre périple par la découverte de maisons créoles à travers un circuit aller et retour avenue de Paris : des panneaux d’explications jalonnent la rue pour présenter l’histoire de chaque maison, photo d’archives à l’appui. La plupart des cases sont malheureusement aujourd’hui détruites : visiblement, la politique d’urbanisme des années 70 visait la modernité, et les maisons individuelles avec jardin ont pour beaucoup laissé la place à des immeubles de rapport. Certaines ont, heureusement, été restaurées et peuvent encore aujourd’hui être admirées, voire visitées, comme la Maison Carrère qui abrite également l’Office de tourisme intercommunal.
Nous avons ensuite pris la direction du Jardin de l’Etat, un parc arboré présentant de nombreuses essences d’arbres que nous, pauvres métropolitains, ne connaissions même pas de nom ! Crée à l’origine comme Jardin d’acclimatation par la Compagnie des Indes en 1773, il accueille aujourd’hui le Musée d’Histoire naturelle. Comme à l’accoutumée, nous avons privilégié les visites extérieures à celles dans les musées, mais celui-ci nous aurait presque attiré, au vu de ce que nous pouvions apercevoir par les fenêtres ouvertes… Bref, ce parc nous a offert un beau moment de détente, entre ombre et soleil, et nous a également permis de déguster une bonne bière locale à une terrasse au centre du parc (objectif : goûter toutes les sortes de Dodo !)



Peuh !
Puis, pour clôturer cette belle journée bien instructive et très ensoleillée, nous nous dirigeons vers le marché couvert, lequel est entièrement métallique, presque de structure Eiffel. A l’intérieur, un véritable labyrinthe au milieu de tissus, d’épices, de couleurs… il y en a pour tous et tous les goûts, des « trucs à touristes » aux stands pour les locaux qui viennent faire leurs courses hebdomadaires. Un plaisir pour les sens, d’autant plus que, après-midi oblige, le lieu était particulièrement calme. A noter que le marché accueille également une salle de spectacle avec guichet, ce qui doit être particulièrement intéressant à découvrir au vu de l’ambiance que cela doit créer le soir…
Jour 3 : Piton Maïdo, distillerie de geranium, Saint Paul et Boucan-Canot
Après un copieux petit déjeuner très matinal, direction le Piton Maïdo pour admirer, du haut, le cirque Mafate. Nous avons légèrement désobéi à notre contact de l’Agence de voyage sur site, qui nous avait préconisé de partir à 6h30 « dernier délai » de l’hôtel pour avoir une vue correcte sans nuages… Nous avons cependant eu de la chance : le paysage était totalement dégagé et nous avons eu une visibilité parfaite sur le cirque. Paysage absolument grandiose et impressionnant, d’autant plus que des panneaux explicatifs vous expliquent la géologie du lieu, les glissements de terrains, la création des plateaux, l’ensevelissement d’une station thermale en 1978… La prévention contre les incendies est également très présente, le piton Maïdo en ayant subi un très violent en novembre 2020 dont les traces sont encore très visibles tant au niveau de la végétation que du belvédère où l’on se tient, des parties n’ayant pas encore pu être consolidées et rouvertes au public. Avantage de la période également : nous sommes seuls au monde pour admirer ce paysage magnifique…
En redescendant vers Saint-Paul, nous découvrons une pancarte indiquant « Maison du Géranium » qui attise notre curiosité : bien nous en a pris ! Nous bénéficions d’une visite guidée au sein d’un jardin botanique par la propriétaire des lieux accompagnée de son chat et de sa chienne (très studieux, s’asseyant pour l’écouter à chaque étape). Découverte des différentes essences de géranium sur l’île, d’arbres locaux, du fonctionnement d’un alambic traditionnel… La visite, d’une durée environ d’une heure, s’achève sur une présentation des produits en vente à la boutique, tous fabriqués sur site : gelée de géranium (parfait pour aller avec le foie gras, on a craqué, vivement Noël !), mais également préparations pour rhum arrangé, toujours à la fleur, hydrolats, huiles essentielles… Un restaurant propose également un menu axé sur la découverte du géranium mais était malheureusement fermé le jour de notre venue. Une excuse pour revenir ?
De retour au pied de la montagne, direction Saint-Paul : nous jouons stratégique, nous savons que nous reviendrons demain pour le marché (visiblement célèbre jusqu’en métropole où nous en avons eu des échos) mais la foule nous empêchera de visiter, du coup nous prenons de l’avance !
Après une petite promenade sur la jetée du bord de mer, très bien aménagée et ornée de multiples canons, comme à Saint-Denis (ça a fait un heureux), puis un petit passage au centre bourg (admirez la plante verte des parterres de fleurs…), nous nous dirigeons vers le cimetière marin, un lieu emblématique. S’y trouvent des sépultures tout à fait classiques (c’est le cimetière communal, finalement), mais également celles des grandes familles de Saint-Paul, celles de poètes et hommes illustres (Eugène Dayot et Leconte de l’Isle s’y trouvent), et surtout celle, plus légendaire qu’autre chose, du pirate « La Buse » : sa tombe est d’ailleurs recouverte de pièces de monnaie et de jetons de poker, preuve il en est que la légende perdure ! A noter que la tombe de ce pirate est totalement fantaisiste : après un raz-de-marée ayant ravagé le cimetière en 1883, une croix ornée d’un crâne et de tibias a été retrouvée isolée a été déposée le long d’un caveau, et a été faussement attribuée à ce dernier. Il est cependant connu aujourd’hui que c’était la croix de la tombe d’une esclave affranchie, représentant une vanité…

Moi qui adore les murs peints ! 

Et dire que chez nous, ils ne supportent pas d’être placés devant une fenêtre … 


Lieu de repos fantasmé de « La Buse »
D’ailleurs, en dehors de ce cimetière se trouve le cimetière des esclaves : la destruction du cimetière par les flots avait en effet fait ressurgir les restes de ceux qui avaient été enterrés dans le sable, sans sépulture… Un mémorial leur rend aujourd’hui hommage.
Puis, pour terminer notre périple du jour, direction la grotte des premiers français, ou des premiers réunionnais. Un parcours pédestre illustré de panneaux explicatifs présente l’origine de cette grotte, de son nom, les faits historiques avérés, ceux plus fantaisistes… Très instructives et franchement passionnantes, ces explications jalonnent un parcours au pied d’une falaise d’où émergent des petites cascades… Des risques d’éboulement interdisaient cependant au touriste curieux d’approcher de la dite grotte (même si la grille de protection avait purement et simplement été décrochée de ses gonds et posée au sol, preuve en est que pour certains avant nous, la tentation avait été trop forte !)


Mémorial des esclaves 
Grotte des premiers français
Ce soir-là, nous avons d’ailleurs « joué aux touristes » en nous rendant dans la station balnéaire de Boucan-Canot afin de nous restaurer. Nous avons jeté notre dévolu sur le « Ti boucan », le dernier restaurant de la ligne, afin de déguster de bons cocktails au rhum (consommons local) et un assortiment de tapas, locaux également : samoussas, bouchons, nems, bonbons piments… (nos préférés, définitivement !). Le tout devant le soleil se couchant sur l’horizon de l’océan.



Re-miam !
Jour 4 : Saint-Paul, Saint-Benoît et Piton Sainte-Rose
Comme prévu depuis le début de semaine, direction le grand marché de Saint-Paul : nous n’avons pas été déçus ! Une explosion de couleurs, d’odeurs, et, bonne surprise, une majorité de stands dédiés aux locaux qui viennent faire leurs courses, avec des vrais produits locaux. Très peu de gadgets pour touristes (même si on peut toujours acheter son t-shirt « Dodo lé la » ou son paréo !) mais une vraie ambiance authentique. Un plaisir, malgré la foule très présente, mais très disciplinée. La distanciation physique continuait même à être respectée, pour dire… Nous avons craqué sur des confitures locales, des épices, ainsi que sur un jus de canne à sucre à déguster de suite : on a même pu presser la nôtre dans la machine pour en extraire le jus !
Nous avons ensuite traversé l’île dans sa totalité pour notre rendre sur la côte est et commencer à découvrir le volcan… Nous passons par Saint-Benoit afin d’admirer son église Sainte-Anne, très insolite : outre sa façade que l’on pourrait confondre de loin avec celle d’un temple tamoul, sa chapelle intérieure est… rose, bleu pastel, ornée de roses, de cornes d’abondance, de chérubins, d’un style presque enfantin. Nous sommes arrivés pendant la répétition des chants pour un mariage, l’ambiance était particulière pour une visite d’église !
Dans un tout autre genre, nous nous rendons à Sainte-Rose afin de découvrir Notre-Dame-des-Laves. En 1977, le village de Piton Sainte-Rose a, contre toutes attentes, vu les coulées de lave du Piton de la Fournaise se diriger vers lui. L’église a été épargnée miraculeusement, la lave s’étant arrêtée devant sa porte : depuis, elle se nomme « Notre-Dame-des-Laves ». On voit d’ailleurs encore la lave le long du bâtiment, bien que le piétinement quasi immédiat du site après la coulée ait fait baisser considérablement la hauteur d’origine. A l’intérieur du bâtiment, un mini exposition basée sur un journal d’époque présente une explication à ce miracle : la lave refroidie sert de tapis au magma liquide, lequel refroidit à son tour et sert de tapis au magma suivant qui finit par chercher son chemin au sein du premier. A force de mouvement, le tout finit par refroidir, d’autant plus quand il n’y a plus de pente pour faciliter la coulée. A ce moment-là, la progression s’arrête… parfois au pied d’une église !


C’est rose ! 
Notre Dame des Laves
Après cette visite tout de même assez impressionnante (les photos d’époque, prises de très près, sont saisissantes), nous nous dirigeons vers un lieu plus calme, à savoir l’Anse des cascades. Après une petite marche de 10 minutes après un parking aménagé et au travers d’une forêt aménagée de palmiers (destinés à la coupe ?), nous découvrons une crique battue par les vagues, au pied d’une falaise d’où coulent des dizaines de cascades. La vue est aussi belle d’un côté comme de l’autre ! Et là encore, une paix royale, les touristes étant rares et les locaux sortant peu (il faisait un peu frisquet cet après-midi-là, ce n’était pas franchement propice aux pique-niques) ….



On se croirait au Canada !
Et pour finir cette belle journée, petit retour au Manta de l’Hermitage pour y manger des caris de zourites et de camarons (en traduction : des poulpes et des gambas locaux) : un régal ! Le plus, le petit rhum arrangé offert en dessert : letchi et citronnelle/gingembre, fait maison bien évidemment…
Jour 5 : Kelonia et Jardin des Mascareignes
Ça y est, on est samedi, et le week-end, c’est confinement dans un périmètre de 10 km. On était prévenu, on a prévu le coup : direction Saint-Leu et Kelonia, un observatoire de tortues marines, répondant aux critères de distance !
Kelonia est donc un observatoire, mais également un centre de sensibilisation à l’environnement. Nous ne sommes ni dans un zoo, ni dans un parc aquatique, mais dans un lieu où les tortues blessées retrouvées dans le lagon sont recueillies, soignées, nourries et réacclimatées dans différents bassins successifs avant d’être réintroduites dans leur milieu naturel. Ironie de la chose : le site était initialement dédié à l’élevage de tortues… pour leur viande ! Au fil des années, traités internationaux après traités internationaux, cette pratique a été interdite et Kelonia a vu le jour.



Tortue sans nageoire droite, arrachée par un requin
Se promener dans cet endroit fait vraiment de l’effet : on longe un grand bassin depuis lequel on entend l’océan, on se penche un peu pour regarder… et quatre tortues marines montrent le bout de leur nez, tournent sur elles-mêmes, secouent leurs nageoires… On passe ensuite dans un espace souterrain d’où une paroi vitrée permet d’observer les tortues en mouvement. Un petit espace muséal permet de comprendre l’anatomie de la tortue dans sa carapace (mention spéciale à la tortue en plastique à « couvercle » qui permet d’observer les organes en couleur, même en tant qu’adultes on a trouvé ça passionnant), ainsi que de comparer son poids et sa taille à ceux de différentes espèces de tortues dans l’Océan indien. Un deuxième aquarium permet d’observer d’autres tortues, présentes celles-ci en bassin de soin : elles sont pour la plupart blessées par des requins, ou suite à une pêche, et nécessitent une prise en charge avant d’être transvasées dans le premier bassin préalable à la relâche en pleine mer.
Et à ce propos : au moment où nous remontons à la surface, nous avons la chance d’assister à la « pêche » d’une tortue du bassin de soin, en vue de son transfert dans le premier bassin, le tout filmé par un soigneur. Un moment unique, suivi de l’arrivée, dans ce même bassin de soin, d’un bébé tortue qui était lui-même dans un autre bassin de rétablissement, au vue de sa trop petite taille. Ce type d’évènement est certainement un de ceux qui permettent le mieux de comprendre le rôle de ce centre, d’autant plus que les trois soigneurs présents se sont faits un plaisir de nous expliquer la démarche.

Sortie du bassin… 
et relâche dans le bain suivant 
La place est aussitôt prise !
Kelonia abrite également un musée, présentant ainsi des objets anciens réalisés en écailles de tortue. Sérieusement, quand on voit cet animal de près évoluer dans l’eau, comment a-t-on l’idée de le tuer pour en faire des montures de lunettes ? On peut également y voir des vidéos sur les coutumes de peuples des îles de l’Océan Indien, sur l’origine de la création du Parc, sur la ponte et la naissance des tortues… Le parcours se termine sur un espace, plutôt dédié aux plus jeunes, sur la préservation de l’environnement. Muséographie vraiment adaptée, avec mention spéciales pour les tiroirs à tirer présentant le contenu d’estomacs de tortues en soins : bouchons de bouteilles, étiquettes et cochonneries en tout genre bienvenus…
Après cette aventure avec les tortues, qui aura duré pas moins de quatre heures (on a été stupéfait en regardant l’heure), nous avons poursuivi notre journée à Saint-Leu, au Jardin des Mascareignes. Ce parc botanique, gigantesque, dispose de différents espaces : caféiers, palmiers, plantes grasses, bambous, serre aux orchidées… Comme à notre habitude, nous avons été « chassés » du lieu à la fermeture de 17h (et vu le couvre-feu de 19h, heureusement !), n’ayant évidemment pas encore tout visité au bout de deux heures… Le lieu est propice à la promenade, agrémenté de bancs pour se reposer en admirant le paysage. Etant fan d’aloe vera, nous avons admiré cette zone en priorité (d’ailleurs, on aura deux mots à dire aux nôtres en pot qui ne supportent pas le soleil…). Un petit passage au restaurant du Vieux pressoir nous a également permis de déguster deux bonnes bières artisanales de la brasserie « Dalons » que nous ne connaissions pas : bonne découverte que celle au coco, à reprendre !



Orchidée à l’état sauvage… ça change des arrangements floraux !
La soirée a failli être sur le mode du régime : impossible de diner en extérieur du fait du couvre-feu, et nous n’avions pas réservé de table au restaurant de l’hôtel, qui s’est avéré complet… Heureusement, le bar de plage prenait des commandes de plats jusqu’à 18h : nous arrivons juste à temps pour avoir le droit de manger ce soir-là ! Au menu : burger de thon et tapas locaux, agrémentés de ti-punch, le tout devant l’Océan et le soleil couchant…


Romantique, non ?
Jour 6 : marché de l’Hermitage, Jardin d’Eden et Aquarium
Confinement, jour 2 : là encore, nous avions prévu un programme dans les 10 km et débutons la journée par le marché de l’Hermitage. Plus petit que celui de Saint-Paul, il est néanmoins tout aussi typique et nous fait découvrir des produits locaux à rapporter en métropole, telles des confitures maison de « chouchou vanille », goyavier ou encore patate douce… Nous dégustons également une eau de coco directement dans la noix, laquelle est ensuite ouverte – à la main !- pour nous permettre de la manger entièrement. Nous aurons des goûters pour plusieurs jours…
La journée se poursuit au Jardin d’Eden, un jardin botanique de Saint-Gilles-les-Bains : dans un tout autre genre que le jardin des Mascareignes de la veille, il est déambulatoire, très vivant, permettant de circuler quasiment au milieu des plantes. Un audioguide permet de se renseigner à tout moment sur les végétaux que l’on rencontre : bambous, palmiers, mais également plantes médicinales, aromatiques… A la fin de notre visite, la gardienne nous demande si nous avons repéré les « L’endormis » et nous indique sur le plan leurs lieux de vie habituels. Malgré notre attention, nous revenons bredouilles au bout d’une heure supplémentaire. Il faut croire qu’elle a eu pitié de nous : elle nous accompagne au début du parcours, lève les yeux, et nous en montre immédiatement un ! Nous voyons donc notre premier l’endormi de notre séjour, et transmettons notre savoir aux touristes derrière nous qui se promènent, eux-aussi, les yeux en l’air depuis plusieurs minutes…

Coucou ! 
Et recoucou ! 
Même remarque que pour les aloe ci-dessus… dire que chez nous, ça craint le soleil !
Après ce jardin (et donc de nouveau trois heures de visite !), direction l’aquarium de Saint-Gilles. Nous y découvrons le monde sous-marin de l’Océan Indien au fil de bassins plus beaux les uns que les autres… et parfois effrayant, ça ne donne pas forcément envie de se baigner dans le lagon ! Présentation des différentes espaces, panneaux explicatifs adaptés aux petits comme aux grands, vidéos sur la situation de l’océan durant les éruptions volcaniques et la découverte de nouvelles espèces, le cycle de vie du corail… On admire des dizaines d’espèce, en reconnaissons quelques-unes que nous avons déjà croisées, observons des requins et des murènes qui dorment les uns sur les autres (sauf erreur, on en a compté quatre l’un sur l’autre !), un poulpe tellement immobile caché dans son rocher que nous croyons d’abord qu’il n’y a pas d’eau dans l’aquarium du fait de l’absence totale de remous… Et, habitude persistant, nous nous faisons rabattre vers la sortie à 18h !



Bouh !
Le repas du soir se déroule cette fois au restaurant de l’hôtel, nommé « La plage ». Au menu : rougail à volonté ! Camarons, morue, poulet et saucisses sont au programme, acompagnés du grain et des piments (mention spéciale à l’aubergine « améliorée » qui, visuellement, paraissait inoffensive (heureusement qu’on aime manger épicé !)
Jour 7 : Entre-deux, Bois-Rouge et Saint-Pierre
Ce lundi est dédié initialement à la paresse : nous décidons de profiter de notre hôtel 5 étoiles en marchant au bord de l’eau avant de prendre un bon petit déjeuner et de déambuler dans la propriété, ce que nous n’avions pas encore fait. Découverte du petit espace botanique, du court de tennis, de l’espace massage en plein air, et du bord de l’immense piscine sur des chaises longues pour prendre un peu le soleil en compagnie d’une Dodo à la pression et d’un samoussa de dégustation apporté par un serveur…
Mais la bougeotte nous reprend vite et début d’après-midi, nous reprenons la route direction Entre-deux, un petit village où se trouvent des maisons traditionnelles créoles. Nous en avons cependant trouvé très peu, les difficultés de stationnement empêchant également de rejoindre correctement le centre-bourg : le tourisme s’est fait depuis la fenêtre passager !

Mutation ? 

Nous rejoignons finalement Saint-Pierre en fin de journée, ville que nous avons fortement appréciée. A taille humaine, disposant d’un joli port, d’espaces de promenade, de belles rues marchandes calmes et propres. Nous découvrons la mosquée sur le même concept que celle de Saint-Denis, c’est-à-dire entourée de commerces, et sommes alpagués par Assan, dédié aux visites du site. Il est déjà tard mais il nous propose gentiment, gratuitement, et malgré nos tenues « made in tourist » peu propices à un site religieux, une visite express du jardin de la mosquée avec présentation des bâtiments alentours. Un havre de paix juste à l’arrière des rues animées dont on n’imaginerait même pas la présence…
Nous retournons ensuite vers le port, où la Brasserie de la Gare nous a attiré dès le premier regard : un bâtiment ferroviaire transformé en restaurant et présentant une Micheline dans son jardin qui propose du poulpe rôti, ça ne se croise pas partout ! Et à propos de poulpe : c’est bien la première fois qu’on en mangeait un qui avait encore sa tête… ça faisait un drôle d’effet !



c’est bon… mais ça fait bizarre quand même !
Jour 8 : Piton de la Fournaise, Saint-André et Sainte-Suzanne
Ça y est, nous allons voir le volcan ! Cette fois, nous respectons les consignes de notre agence de voyage : départ 6h30 avec un colis p’tit déj préparé avec soin pour l’hôtel ! La route est longue, mais belle. L’approche du volcan est déjà majestueuse, on se retrouve sur des immensités vides de roche noire avec quelques autres visiteurs émerveillés. Puis on arrive sur le haut de la caldeira, et le piton apparait accompagné de ses mini-volcans tout autour de lui. Le plus proche est déjà escaladé par des randonneurs ! Nous en faisons d’ailleurs de même, la distance pour y accéder depuis le promontoire étant théoriquement de 15 minutes… Petite précision si celui qui écrit les panneaux me lit un jour : 15 minutes, ça veut bien dire 45 ? Non, parce que c’était raide, hein… mais bon, ça en vaut tellement le coup, marcher sur un volcan, comme ça, sans guide et en toute facilité, c’est incroyable. Surtout quand on voit des photos de la tête de ce même volcan en situation d’éruption, débordant de lave jusqu’au sommet… On aurait presque eu envie de continuer à marcher vers le Piton de la Fournaise, le sol étant plat et praticable jusqu’à son pied, mais nous n’étions pas équipés pour de la randonnée… et le temps changeait déjà, se chargeant de nuages. Nous avons choisi de remonter au belvédère (ce qui s’est avéré finalement plus rapide que de descendre !)

Seuls au monde… 



ou presque ! 
A préciser qu’il n’y a pas que des touristes en haut du volcan : il y a aussi des vaches ! ça surprend sur le parking, d’entendre des cloches et de voir une sorte de montbéliarde en train de brouter le bas-côté, mais il y a certainement une explication rationnelle à cela.
Après ce moment incroyable, nous décidons de rejoindre Saint-André afin d’aller voir un temple Tamoul célèbre : nous ne l’avons malheureusement jamais trouvé et avons découvert, de retour à la maison, qu’il se situait en fait au bout d’une rue dans laquelle nous avions décidé, au bout d’un moment à rouler sans rien trouver, de faire demi-tour… Nous nous rabattons donc sur le centre-ville et, sommes un peu déçus : peut-être est-ce dû au contraste avec la quiétude du matin, mais le bruit, la foule et l’absence apparente de monuments à observer ou visiter nous font, là aussi, faire demi-tour !
Nous terminons donc la journée sur une note de nouveau plus « naturelle » : direction Sainte-Suzanne et la cascade de Niagara. Située au fond d’un champ de canne à sucre (là encore, on était content d’avoir une 208 quand il fallait croiser des gens !), elle se trouve dans une jolie clairière entourée de bananiers et encerclée par de hautes falaises. On y a d’ailleurs aperçu notre premier rapace ! Cette cascade n’est certes pas de la hauteur de son homonyme, mais elle est particulièrement imposante… et franchement magnifique. On imagine bien, en été, les familles se réunir ici pour pique-niquer et se baigner. Des panneaux indiquent également qu’il est possible de faire du canoé : effectivement, une rivière débouche ici. Epidémie de dengue en cours oblige, nous n’avons pas trop approché de cette zone, assez vrombissante…
Et dernière étape, trouvée sur la route grâce à un panneau sur la nationale : le phare de Bel Air de Sainte-Suzanne, premier phare de la Réunion érigé en 1846, classé aujourd’hui aux Monuments Historiques. Abandonné aujourd’hui, il accueille néanmoins des locaux de l’Office du tourisme et est normalement ouvert aux visites. Nous sommes cependant arrivés à la mauvaise heure, tout était fermé et du fait du contexte sanitaire, l’office était joignable par téléphone uniquement. Nous avons tout de même pu nous balader dans ce qui était le jardin du gardien du phare !
Et pour le soir, retour à Saint-Gilles, plus particulièrement au port, pour découvrir un restaurant spécialisé dans le poisson, le DCP, du nom d’une technique de pêche, le dispositif de concentration de poissons. Grand choix de tartares au menu, faits avec les poissons du coin : un régal ! Le tout très bien servi, avec une bière mauricienne, pour changer. La crème brûlée au rhum a aussi fait des émules…
Jour 9 : Cirque de Salazie
Avant-dernier jour et dernière grosse excursion : direction le cirque de Salazie ! Là encore, la musique de Jurassic Park résonne à nos oreilles durant le trajet où l’on se croit transporté à Isla Sorna… Nous découvrons la ville d’Hell-Bourg, absolument charmante, à travers un petit parcours de présentation des maisons créoles à travers les rues quasiment piétonnes. Un petit belvédère permet ici d’observer un jardin en prenant de la hauteur ; un escalier nous emmène là vers des anciennes thermes (et un mignon chat qui nous a adopté jusqu’à ce que des chiens le coursent… ça grimpe vite aux arbres, un chat !). Le tour de la bourgade est assez rapidement fait mais en met plein les yeux, les couleurs sont très contrastées entre les maisons peintes et le vert profond de la végétation sur les falaises. Et comme souvent sur cette île, les villages sont peu enclavés : il y a une salle pour les manifestations, des bistrots, des restaurants, une pharmacie, une poste, des commerces, la liaison de bus…
En ressortant de la ville, nous faisons un petit arrêt aux cascades du voile de la mariée : une dizaine de cascades émergent de la montagne l’une à côté de l’autre, faisant un effet de continuité (qui doit être plus visible en période de pluies, il faisait sec lors de notre venue). Très joli à regarder depuis un panorama aménagé en bordure de route.
Petit passage également par la ville de Salazie pour visiter son église qui nous intriguait : elle est tout de même rose et en train d’être repeinte de la même couleur, qui plus est ! Nous nous promenons également jusqu’à un petit pont et avons la chance d’y voir furtivement un paille-en-queue, oiseau emblématique de la Réunion : une chance, c’est notre premier et ce sera notre dernier…



Voile de la mariée… on reste dans le thème ! 
Toujours regarder le paysage en voiture !
Et pour le soir : retour à Boucan-Canot pour notre dernier diner sur l’île. On rempile pour le Ti-Boucan, cette fois pour une assiette de la mer avec deux mini-tartares de thon, poisson à la tahitienne et terrine maison : un régal, encore une fois, avec un ti-punch pour arroser tout ça !
Jour 10 : Distillerie Savanah
Et c’est le dernier jour, le jour du départ, le jour des adieux avec un lieu dans lequel nous avons vécu dix jours. On profite un maximum du petit déjeuner, on fait une très belle promenade sur la plage (on n’était d’ailleurs jamais allés aussi loin !), on observe les poissons, le bernard l’hermite de 500 grammes rouge vif qui marche tranquillement dans le courant, on boit encore une Dodo dans les canapés de plage face à l’océan en compagnie des tourterelles pays très attirées par nos cacahouètes et on reprend la route direction notre dernière excursion : la distillerie de Savanah.

LA vue des agences de voyage 
C’est rouge et c’est gros (et ça ne se mange même pas) 
Pas peureux quand il s’agit de manger…
La distillerie de Savanah se situait initialement près de Saint-Paul, dans le quartier de Savanah crée autour de la raffinerie sucrière. Cette dernière s’est toutefois déplacée dans l’est de l’île, auprès d’un autre de site de production jugé plus rentable, tout en gardant le nom d’origine. Il y a deux jours, nous étions brièvement passés dans le coin et avions pris une réservation pour une visite guidée : nous voilà ainsi équipés de casques, à l’assaut du site industriel, accompagnés d’une guide qui nous présente une bonne partie de l’usine : arrivée des camions chargés de canne à sucre, cuves successives de transformation, circuit de production selon le produit final souhaité, cave de chais… Nous en avons plein les yeux… et les narines ! Curieusement, ça sent très bon dans l’usine, nous avions un peu peur de l’inverse et d’être dégoûtés, mais finalement non… du coup on a pu acheter une bouteille de rhum pour survivre aux dures soirées d’automne qui nous attendent en métropole…

La réception de la canne à sucre 
puis les étapes successives de transformation 
Retour final à l’aéroport, après avoir lavé la voiture de location qui a vu du pays et des embruns (et comme disait le slogan à l’intérieur : « en prenant soin de votre voiture vous prenez soin de votre caution » !) : nous rejoignons le bâtiment au moment où le ciel devient rose flamboyant.
En résumé : un séjour superbe, une île qui nous réserve encore des centaines de choses à découvrir. Nous avons privilégié, comme à notre habitude, les visites en extérieurs et la découverte des villes et villages. Cependant, les musées de la Réunion ont l’air absolument formidables, et les excursions, plus balnéaires, proposées par l’Agence de voyage ou le port de Saint-Gilles auraient pu également être intéressantes, comme les sorties en bateau pour admirer les fonds marins par exemple.
En conclusion : à la Réunion, il n’y a pas que les tours en hélicoptère et la plongée sous-marine !























Une réflexion sur “Lune de miel à la Réunion”