Vacances sur la Côte Adriatique – à la découverte de Bellaria – Igea Marina et ses environs

Nous avons déjà rédigé un article sur Rimini, ville phare de la côte touristique Italie, lieu de villégiature favori de la majorité des Alsaciens (qui, petit ou grand, osera dire qu’il ne s’y est jamais rendu ?). A présent, Célestin souhaite vous faire découvrir les pépites de cette zone géographique, riche culturellement et aux paysages sublimes. Premier zoom sur la petite ville de Bellaria – Igea Marina et les promenades à faire dans les environs directs (à savoir : une demi-journée maximum d’excursion).

Bellaria – Igea Marina

Igea Marina était à l’origine un petit village de pêcheurs. Au début du XXe siècle, ce dernier se destine progressivement aux loisirs mais également aux cures : Vittorio Belli, un médecin, nomme ainsi la petite ville « Igea », du nom de la déesse grecque fille d’Asclepios, Dieu de la médecine. L’adjonction « Marina » apparait lorsque des colonies de vacances destinées aux enfants se développent. La commune de Bellaria-Igea Marina est crée en 1956 par fusion de différents bourgs.

Mais en ce qui nous concerne, commençons par le commencement. Il y a 60 ans, un couple de jeunes mariés a découvert ce havre de paix et y a emmené ses enfants. Ces derniers ont apprécié le lieu, et y ont eux-mêmes emmené leurs petits. Aussi, aujourd’hui, nous sommes la troisième génération de vacanciers à fréquenter la plage d’Igea Marina ! LA question récurrente : « Mais vous ne vous ennuyez pas, à aller toujours au même endroit ?« . Eh bien non, pas du tout, car la région, et même cette jolie station balnéaire, offrent des possibilités touristiques immenses.

La tradition familiale veut que nous allions en été à l’Hôtel Elios d’Igea Marina. Fêtant bientôt ses 60 années d’existence, cet hôtel a vu grandir toute notre famille… et réciproquement ! C’est en effet aujourd’hui la troisième génération qui reprend la gestion du lieu. Et que dire, à part que nos séjours sont toujours impeccables ? Chambres agréables (on a le luxe de demander « la nôtre » tous les ans), repas d’une excellente qualité (poisson frais du jour, variété de mets locaux, possibilité de menus végétariens…) avec un accent mis sur le concept « kilomètre 0 », et personnel aux petits soins pour nous. Pourquoi changer d’hôtel quand on est bien là où on est ?

L’hôtel donne directement sur la plage, et offre donc une vue dégagée sur la mer Adriatique. Point non négligeable : la plage privée avec chaise longue et parasol personnel est comprise dans le prix de la chambre (ça change des transats à 10 euros de l’heure de la Côte d’Azur !). Et toujours appréciable : la sécurité est présente, on peut aller se baigner ou se sustenter au bar de plage sans devoir déplacer toutes ses affaires par peur du vol (là encore, ça change). L’avantage de retrouver un public d’habitués de l’hôtel au fil des ans, qui se connaissent pratiquement tous !

Concernant la charmante petite bourgade : parmi les lieux que nous apprécions particulièrement, citons le Parco del Gelso. Havre de verdure à 5 minutes à pied du bord de mer, ce parc public longe des maraichages et voit en son centre un grand étang sur lequel nagent canards et oies. En quelques pas, nous sommes donc totalement dépaysés par rapport à la foule touristique et balnéaire, et pouvons respirer de l’air frais à l’ombre des arbres. Ce parc est très prisé des familles en été : jeux pour enfants et troupeau de dinosaures (oui oui) permettent de se divertir. Pour les amateurs d’horticulture, une roseraie accueille des variétés anciennes : selon la période de l’été où nous nous rendons en vacances, elles sont plus ou moins visibles.

A l’arrière du Parc se trouve la gare d’Igea Marina, qui permet de rallier toutes les communes alentours très rapidement. C’est l’équivalent de nos lignes TER, on peut aller tant à Rimini qu’à Ravenne, ou encore au village juste à côté, au choix.

Et à l’arrière de cette gare (faut suivre !) se trouve tous les vendredis le marché hebdomadaire, où revendeurs de produits touristiques côtoient maraichers du coin, charcutiers et fromagers. Là encore, c’est un plaisir de déambuler dans les allées en début de matinée (car après, c’est infernal, il y a trop de touristes – le comble…). Notre petit plaisir ? Aller nous assoir au bord d’une fontaine, au pied d’une petite résidence, et observer le marché de loin !

Igea Marina comporte une grande rue rendue piétonne le soir, dans laquelle se trouvent de nombreuses petites boutiques. Même si, au fil des ans, l’artisanat laisse la place aux revendeurs, il est toujours agréable d’y flâner et d’y déguster une bonne glace, là encore sur le concept du « slow food », très développé en Italie. En se rendant vers le centre du village, on peut faire étape dans la petite église de Notre Dame du Sacré Cœur : très moderne, elle dispose d’une mosaïque, qui, quand j’étais petit, me fascinait littéralement.

Depuis l’église, on peut continuer à marcher plus avant vers le centre-bourg : là se trouvent toutes les boutiques plus ou moins traditionnelles. Sur le trajet, penser à s’arrêter à l’Azdora, qui pour le coup est un magasin vraiment typique et tenu à l’année par des locaux : on y trouve des produits du terroir, mais également de bonnes idées cadeau à rapporter à la famille.

Coucou

Et dans ce centre-bourg, juste à la frontière avec le parco del gelso (on finit la boucle) se trouve un parc d’attraction pour les enfants (et les plus grands) : Paperopolis. Pendant que les premiers font des tours de manège ou de karting, les grands peuvent faire des parties endiablées de mini-golf (et on se prend vraiment au jeu !) ou tout simplement déguster une bière bien fraiche sous une tonnelle de vigne vierge.

Laissons également nos pieds nous guider vers le port, qui sépare les quartiers d’Igea Marina et de Bellaria. Entièrement restructuré ces dernières années, c’est aujourd’hui une véritable esplanade permettant d’accueillir manifestations en tous genres et marchés nocturnes. Une fontaine nous offre un joli spectacle de sons et lumières tous les soirs… Une mini-exposition sur les métiers et traditions d’autan, avec mannequins et décors, est également installée depuis l’an passé. Une bonne façon d’initier un peu les touristes au patrimoine local.

Depuis ce port, on peut prendre le bac pour rejoindre Bellaria (0.50 euros, c’est abordable !) ou alors marcher 10 minutes et emprunter le pont piéton. Ce port est également un des lieux de départ des bateaux touristiques proposant des excursions dans les environs. Le Super Tayfun vous emmènera aussi bien à Rimini qu’à Cesenatico de nuit, qu’à la magnifique « baie des anges » de Gabbicce, ou encore observer les stations de forage de méthane en mer internationale (à faire absolument, d’autant qu’on les voit depuis la plage de nuit – photo de 1996 non contractuelle de l’allure actuelle !)

A noter que l’été est entièrement ponctué de manifestations diverses, au fil des semaines : Nuits rose début juillet ou parfois début août, reconstitution historique du débarquement des Sarazins, concerts en plein air, arrivée au port de voiliers traditionnels… J’ai même eu la chance de voir mon premier opéra ici : en plein air, sur la plage, avec le ressac de la mer en arrière plan, c’était magique.

Et à propos de Sarazins : traversons le fameux pont piétons et marchons encore 10 minutes pour arriver à la Torre Saracena. Datant de 1683 et destinée à l’origine à la surveillance de la mer pour contrer l’arrivée de pirates, elle a également servi d’hôpital de quarantaine ou encore de bureaux aux gardes des finances. Aujourd’hui, c’est un joli petit musée, proposant une exposition de coquillages (à vous faire renoncer à mettre les pieds dans l’eau de mer !) ainsi que des expositions temporaires d’artistes locaux. Très joli, et gratuit, c’est à préciser. A noter également qu’un lieu de restauration s’est implanté dans le jardin au pied de la tour : étant particulièrement bien nourris à l’hôtel, nous n’avons pas vraiment eu l’occasion d’y goûter, mais à tester une fois ? Avec un bon antimoustique toutefois, à chaque fois on se fait dévorer vivants !

Continuons maintenant vers le centre bourg de Bellaria : plus large et plus arboré que celui d’Igea Marina, il propose de nombreuses boutiques, mais également un joli marché, le mercredi cette fois. Réparti autour d’un pâté de maisons, il propose là encore un contraste entre produits pour les touristes et denrées pour les locaux, lesquels, on le sent, sont parfois exaspérés durant leurs courses hebdomadaires ! En tout cas, quel plaisir de sentir les pastèques, de voir les stands de fromage et de charcuterie, et même d’acheter notre stock de miel pour l’hiver (nous avons notre adresse habituelle). La foule est toutefois dense : y aller tôt est fortement recommandé… d’autant plus que l’hôtel met quelques vélos à la disposition des clients et que ces derniers sont rapidement réservés les jours de marché !

Si ça ne fait pas envie…

Derrière le marché se situe également notre quartier favori de Bellaria : le Borgata vecchia. Ce quartier ancien, situé tout au début du port maritime, a une particularité : les maisons sont entièrement ornées de peintures murales ! La promenade est très agréable, on déambule dans les vieilles ruelles, on admire les façades de style très variés (de la Joconde cuisinant la piadina à des chats en trompe-l’œil !). On est hors du temps, là encore, alors que finalement on se trouve à 50 mètres derrière la rue des Platanes, la grande rue commerçante de Bellaria…

Côté transport : en cas de panne de réveil, rien n’est dramatique, le « trennino » vous emportera où vous le souhaitez ! Ce petit train, plus du domaine du transport en commun que de la balade touristique, vous fera bien rire de par sa vitesse et son ambiance à bord. Le réseau de bus de ville dessert également toutes les communes de la côte Adriatique : à privilégier en cas de déplacement de courte distance. Mais accrochez-vous bien, les routes sont souvent en travaux et les poids-plumes volent sur les sièges !

Vous avez désormais une courte présentation de ce qu’on peut découvrir directement à Igea Marina et à Bellaria. Mais dans les environs très proches se trouvent également de jolies choses à voir. Commençons par celles accessibles à pied ou à vélos, pour des sorties d’une demi-journée.

Gatteo a Mare

Du côté des promenades dans les environs directs : depuis Igea Marina, il est possible de rallier en vélo la commune de Gatteo a Mare, et surtout d’aller « dire bonjour à César », expression familiale devenue annuelle. Jules César aurait en effet franchi le Rubicon à un endroit précis, et son buste y a été érigé. Aller voir cette statue est une promenade bien sympathique via Bellaria et San Mauro a Mare : on roule au travers des petites rues pour arriver sur le pont au-dessus du Rubicon. A noter que César a le nez bien poli : à croire que c’est une tradition de le caresser ! Compter 40 minutes de vélo avec des arrêts fréquents pour regarder le paysage, pas plus.

Sachant que s’éloigner temporairement de son lieu de vacances est également l’occasion de découvrir de nouveaux petits bars de plage sur le trajet (il faut toujours s’hydrater en été, n’oubliez pas).

Torre Pedrera

Torre Pedrera est située au sud d’Igea, sur la route menant à Rimini. L’idéal est de s’y rendre en Rosalie, sortie de vélo à 4 roues qu’il est possible de louer à l’heure. Expérience amusante garantie ! On peut ainsi profiter du trajet d’une vingtaine de minutes reliant les deux villages tout en admirant le paysage à vitesse lente. Ce que j’aime particulièrement, c’est observer les anciennes colonies de vacances et sanatorium : ils sont finalement les témoins des débuts de la station balnéaire, et aujourd’hui pour la plupart désaffectés…

Torre Pedrera n’est pas à proprement une ville touristique, mais elle dispose également d’une tour sarrasine sur le modèle de celle de Bellaria. Impossible toutefois d’y pénétrer, c’est la maison privée d’un architecte. La classe !

Célestin passe le permis !

Abordons maintenant quelques sorties d’une demi-journée, mais pour lesquelles l’usage de la voiture est nécessaire.

Santarcangelo di Romagna

Située dans l’arrière pays immédiat, à environ 20 minutes de trajet en voiture, Santarcangelo est une ville de taille assez conséquente (22 000 habitants) mais disposant d’un centre historique à taille humaine absolument charmant. Garez-vous au parking Francolini (gratuit à toute heure) et marchez cinq minutes à pied pour découvrir la place Ganganelli : admirez-y l’arc de triomphe en l’honneur du Pape Clément XIV et les bâtiments institutionnels en pierre qui jalonnent la place. Profitez-en pour prendre un rafraichissement (ou un café, on n’oblige à rien) au Caffe’ Roma, sous les arcades, pour une jolie vue à l’abri du soleil. A noter que le lundi, c’est jour de marché, et que la place est emplie de stands tant de vêtements que de fruits et légumes, permettant une jolie immersion dans la « vraie vie » des locaux.

Depuis la place, la ville s’organise en étages et en cercles concentriques : peu importe donc la rue que vous prendrez, vous vous retrouverez tôt ou tard tout en haut de la colline ! Ce qui est un vrai plaisir, puisqu’il n’y a aucun stress de se perdre (au pire, il suffit d’emprunter une rue qui descend pour se retrouver à nouveau sur la place centrale). Parmi les choses à voir : l’église de l’archange Saint Michel adossée aux remparts de la vieille ville, le château d’eau (tout en brique), la tour civique (tout en haut du centre historique et qui s’aperçoit à des kilomètres)… Sur demande auprès de l’office du tourisme, vous pouvez également visiter les grottes qui morcèlent la colline, dont la principale est la grotte Tufacee : d’origine probablement romaine, elles ont été utilisées au fil des siècles tant pour conserver la nourriture que pour abriter la population pendant les conflits mondiaux. A voir !

Vous pouvez également pousser la promenade vers le château des Malatesta, grande famille de la Renaissance ayant littéralement investie TOUTES les villes du secteur par au moins une maison de maitre (on aura l’occasion d’en reparler). Ce château est toutefois privé (la chance) et vous ne pourrez pas le visiter, juste l’admirer de l’extérieur… Mais si vous continuez dans la même rue, vous pouvez vous diriger vers la cour du couvent des capucins : de là, vous aurez une très belle vue sur le centre historique ainsi que sur la campagne environnante.

Et s’il vous reste du temps, il est également possible de visiter des musées : celui du Bouton est particulièrement insolite (et fait partie du circuit touristique guidé, si jamais vous faites appel à l’office du tourisme local). Un vieil homme a collectionné durant toute sa vie des boutons de personnalités diverses, et en a fait un musée à entrée libre : vous pouvez ainsi découvrir le bouton de la robe de telle reine ou tel roi, de tel acteur. Insolite, mais pas inintéressant, la passion de l’hôte étant tout de même un peu contagieuse !

Enfin, parmi les lieux que nous visitons chaque année : la boutique de la Stamperia Artigiana Marchi. Spécialisée dans l’impression de motifs typiques romagnoles depuis 1633 (ce qui en fait la plus ancienne boutique de Romagne), elle propose au touriste d’admirer la roue à mécanique humaine permettant d’actionner la presse à imprimer les tissus. Nouveauté depuis quelques années : on peut prendre des photos et regarder les artisans travailler dans l’atelier. On développe donc sa culture personnelle tout en découvrant une boutique très jolie au demeurant et permettant de trouver de bonnes idées cadeau locales et uniques.

Santarcangelo est donc une charmante bourgade qu’il est facile de découvrir en une demi-journée. Néanmoins, compter une journée complète pour la visiter en intégralité et en profiter vraiment.

Cesenatico

Cesenatico est située à 10 km de Bellaria-Igea Marina. On peut rejoindre cette ville portuaire soit en longeant la mer, soit en empruntant la Super Strada direction Ravenne, ou encore en prenant le Super Tayfun le lundi ou le jeudi soir (promenade le long de la côte avec débarquement au port pour 1h30 de temps libre, attention à ne pas rater le retour, c’est l’expérience qui parle !)

Cesenatico a une particularité : les plans de son port canal ont été réalisés par le célèbre Léonard de Vinci ! On déambule donc le long de l’eau, au pied de jolies petites maisons de deux étages, en admirant les voiliers traditionnels dont les coques sont décorées d’yeux et les voiles peintes personnalisées selon chaque famille de pêcheur. Les bateaux sont donc exposés de manière permanente dans le canal, ce qui permet de les admirer depuis les quais.

A découvrir : en intérieur, le musée maritime, où l’on peut observer une belle collection de coquillages ainsi qu’une exposition de bateaux de pêche. En extérieur, priorité à la déambulation sur les deux rives du port pour admirer le paysage. A voir de jour comme de nuit, pour deux ambiances très différentes : on passe d’une ville très calme avec peu de monde à un endroit très branché dont les terrasses sont bondées et où un marché en plein air draine une foule dense.

Petite découverte impromptue : le caffe Marivaux- cocktail lab où, comme son nom l’indique, nous avons bu de très bonnes boissons !

Cattolica

Station balnéaire qui, à l’instar de Rimini, est TRES connue des alsaciens, elle dispose toutefois d’un petit patrimoine culturel bien sympathique à découvrir pour une petite promenade d’une à deux heures à pieds. Située à 40 minutes d’Igea Marina par l’autoroute, cette station balnéaire a beaucoup grossi ces dernières années : les grands hôtels ont remplacé les villas du bord de mer, et la voiture est présente partout. Même la plage a gagné du terrain sur la mer afin de pouvoir accueillir la masse de touristes annuelle, c’est dire… Cependant, le centre historique est resté authentique.

La ville est également à la limite du département limitrophe, celui des Marche : un bras du canal nous sépare d’autres découvertes culturelles ! Un petit train touristique rallie d’ailleurs les hauteurs de Gabbice Monte afin de dominer la célèbre « baie des anges » (que l’on peut d’ailleurs voir depuis le Super Tayfun mentionné plus haut), mais également la Citadelle de Gradara.

Et pour une sortie d’une grosse demi-journée, l’aquarium de Cattolica est vraiment à voir, à tout âge. Composé de quatre espaces bien distincts, il permet de découvrir tant des animaux marins que des reptiles ou des petits mammifères du bord de l’eau (les loutres sont toujours trop mignonnes). Nous ne sommes pas du tout sur des animaux « spectacles » (pas de dauphin qui sautera dans un cerceau) mais vraiment sur un centre de sauvegarde des espèces en danger via des opérations de sauvetage et de conservation, et à travers l’éducation des publics. Une bonne démarche pour un site vraiment bien fait permettant de passer un bon gros après-midi.

Seule attraction ludique impliquant des animaux : le câlinage de raies (c’est tout doux, on ne penserait pas), animal très joueur au demeurant qui prend plaisir à éclabousser le touriste !

Tellement de couleurs…

Gradara

La forteresse de Gradara est érigée en 1150. Devenue propriété de la famille Malatesta (de nouveau eux) dès le XIIIe siècle, elle se voit enrichie de deux enceintes, de tours, d’un chemin de ronde… Le « Rocca Malatestiana » est né !

Gradara est située tout proche de Cattolica, et donc à environ 40 minutes en voiture d’Igea Marina. L’excursion est faisable en une grosse demi-journée (plutôt 5 heures que 3 !). Différents parkings à différentes hauteurs par rapport à l’entrée de la Citadelle sont accessibles, et gratuits pour certains. Il faut ensuite marcher un petit peu pour rejoindre la Tour de l’horloge et découvrir le centre historique de la commune.

La forteresse de Gradara s’adapte à toutes les envies. Les châteaux forts sont votre passion et vos enfants se rêvent en chevaliers ? Allez visiter directement le château et empruntez le chemin de ronde ! Vous adorez flâner dans les ruelles ? Perdez-vous dans les rues adjacentes et découvrez vieilles maisons et petits jardins cachés. Vous adorez l’art sacré et les musées ? Différentes églises agrémentent la grande rue et le musée historique de la ville vous satisfaira. L’église Saint Jean Baptiste propose d’ailleurs un Christ en croix tout à fait original : selon l’endroit où l’on se place, l’on verra une étape différente de la crucifixion sur son visage : la souffrance, l’agonie, puis la mort. Assez effrayant…

A noter qu’au mois d’août se déroule depuis plusieurs années un Festival Fantastique, le Magic Castle. Elfes et nains croisent fées et magiciens au sein d’une ville pavoisée et illuminée au travers de spectacles en plein air et déambulations urbaines. Magnifique à la nuit tombée, cela permet de redécouvrir un lieu avec une vision différente qu’en plein soleil en milieu d’après-midi.

A travers cet article, nous avons souhaité vous présenter un panel de sorties possibles au départ d’Igea Marina : il y aurait encore énormément de choses à dire mais cela suffit pour le moment, au risque de vous noyer d’informations. Dans un prochain article, Célestin vous présentera donc les sorties à faire dans un périmètre plus large, pour des excursions d’une journée complète. L’Emilie-Romagne n’a pas fini de vous surprendre !


Une réflexion sur “Vacances sur la Côte Adriatique – à la découverte de Bellaria – Igea Marina et ses environs

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