A l’ombre du Lion de Belfort

Vous ne le savez peut-être pas encore (même si quelques indices ont pu transparaitre ici et là), mais parmi mes multiples activités professionnelles figure celle de guide-conférencière. J’interviens ainsi de manière plus ou moins régulière pour différents offices de tourisme, et particulièrement pour celui du Territoire de Belfort, depuis maintenant 10 ans.

Rédiger un petit article sur cette jolie ville était donc dans mes projets depuis quelques temps déjà : le pas est aujourd’hui franchi grâce à une collègue de travail récemment mutée qui m’a gentiment demandé si « Célestin » pouvait lui donner des tuyaux pour passer une journée à Belfort. Cahier des charges : intéresser une fille de 21 ans pas forcément fan de musées à haute dose et un mari qui préfère les forêts aux centres-villes historiques. Défi relevé !

Un peu d’histoire

Belfort est une ville au passé mouvementé : petite commune rurale quasiment marécageuse au Moyen-Age, elle constitue toutefois une zone de frontière, et donc de convoitise, entre le royaume de France et le Saint Empire romain germanique. Elle change ainsi de nationalité au XIVe siècle par jeu d’alliances et de mariages, avant d’être reconquise en 1636 par Gaspard de Champagne pour le compte de la couronne de France. Ce dernier s’installe en ville et débute la construction de fortifications ; la reprise est actée par Louis XIV en 1648 avec le Traité de Westphalie, lequel confirme la nécessité de la rendre imprenable en la faisant fortifier par le meilleur des urbanistes militaires de son temps : Vauban.

L’armée va laisser sa marque au fil des siècles, chaque gouverneur de la place améliorant la fortification : les généraux Haxo et Serré de Rivières interviennent ainsi afin, notamment, de renforcer la ceinture défensive sur les collines entourant la ville, la grande faille géographique du lieu (ne dit-on pas « la trouée de Belfort » ?). Les matériaux évoluent, on passe du grès rose des Vosges au béton armé…

Ville alsacienne et même arrondissement du Haut-Rhin jusqu’en 1871, Belfort échappe à l’Annexion allemande après le Traité de Francfort, preuve s’il en est que les fortifications ont été sérieusement réalisées ! Restée française, sa gestion administrative, sa culture, son identité s’éloignent de celles de l’autre partie du département qui est annexée et la réunification envisagée à l’issue de la Première Guerre mondiale s’avère impossible à mettre en place. En 1922, la création du département du Territoire de Belfort sonne un nouveau départ pour la ville et les 106 communes qui l’accompagnent.

Aujourd’hui, Belfort est une cité industrielle connue à l’international, mais également une ville regorgeant de sites historiques méritant d’être connus. Alors, c’est parti pour une journée à Belfort en compagnie de Célestin !

La place d’Armes

La place d’Armes est l’endroit idéal pour débuter une visite de Belfort : à proximité de plusieurs parkings gratuits, elle est piétonne et arborée, et permet d’avoir un premier aperçu des bâtiments emblématiques de la ville. Pour cela, rien de mieux que de monter dans le kiosque, en n’oubliant pas d’en regarder les antéfixes : huit petites têtes de lion vous regardent ! Et ne parlez pas trop fort si vous vous arrêtez pile au centre du cercle, au cœur de l’étoile, sinon toute la place vous entendra…

Depuis ce promontoire, vous pouvez admirer la cathédrale Saint Christophe, dont la construction a débuté en 1720 pour se terminer définitivement en… 1815. L’ouverture au culte a été plus rapide (1740) mais ce pauvre édifice a définitivement servi de cible durant chaque conflit ayant impliqué Belfort, entrainant à chaque fois des dégâts conséquents à réparer. Destinée à remplacer une petite église de quartier dans un contexte d’augmentation de la population (surtout militaire), elle est d’abord une collégiale avant de devenir une cathédrale en 1979 (création du diocèse de Belfort-Montbéliard). N’hésitez d’ailleurs pas à vous rendre à l’intérieur, son plafond étoilé est splendide…

Deux autres bâtiments quasiment l’un à côté de l’autre se tiennent en bordure de place : l’Hôtel Noblat, historiquement maison particulière du subdélégué de l’intendant d’Alsace (rien que cela) du même nom, aujourd’hui devenu la mairie ; et l’Hôtel du Gouverneur, anciennement arsenal, devenu aujourd’hui l’Hôtel de police et le siège de l’Office de tourisme. Si vous les regardez bien, vous remarquerez quelques similitudes architecturales qui sont absolument normales, puisque ces deux bâtiments ont été construits par le même homme, à deux années d’écart (1724 et 1726).

Descendez et traversez la place jusqu’à la statue du monument « Quand Même » d’Antonin Mercier. Vous y verrez une belle alsacienne, en tenue folklorique de l’Alsace du nord (ça reste de l’art…), en train de soutenir un soldat de 1870 et de se saisir de son fusil pour continuer le combat « quand même », malgré la perte de l’Alsace et de la Moselle. Évidemment, l’œuvre n’a pas été trop appréciée lors de la livraison en 1884, et a passé quelques années dans les ateliers municipaux avant d’être exposée…!

Empruntez maintenant la rue de la Porte de France (du nom d’une porte de la fortification Vauban abattue à la toute fin du XIXe siècle afin de permettre l’expansion urbaine) ; vous pouvez admirer la façade de l’épicerie Perello et son petit lion, plus âgé que l’égérie de la ville. En effet, les travaux de construction du Lion de Belfort tardant à débuter, et la population s’impatientant, M. Perello a décidé d’en construire un lui-même, et de s’en servir comme argument publicitaire : « En attendant de voir enfin le Lion de Bartholdi, n’hésitez pas à venir admirer celui de Perello, et à venir consommer ceci et cela » !

Vous arrivez désormais place de la République : en travaux d’aménagement et de végétalisation à l’heure de l’écriture de cet article, elle permet en temps normal de déambuler autour du monument central de la place, le « Monument des trois sièges », communément dénommé par les Belfortains « le Monument des trois menteurs ». Pourquoi ? Car cette statue représente les trois défenseurs des trois sièges de Belfort du XIXe siècle, et que le général Legrand « est la statue la plus petite », que le colonel Denfert-Rochereau « est en bronze » et que le général Lecourbe « est redressé » ! Cette œuvre est de Bartholdi, tout comme le Lion que vous pourrez admirer juste après… Retenez bien la date : elle date de 1901…

Et nous pouvons à présent nous diriger vers le fameux Lion : prenez la rue bien nommée « Bartholdi » jusqu’à la Tour 46, et regardez sur votre gauche, il apparait… Vous pouvez par là vous avancer dans une zone piétonne en montant quelques marches, ou carrément monter plus de marches et aller directement l’admirer depuis son esplanade, pour le tarif hautement prohibitif de 1 euro le billet d’entrée…

Nous pourrions passer des paragraphes entiers à parler de ce Lion absolument fascinant, mais retenez l’essentiel : Bartholdi est sollicité par la ville pour réaliser une statue en hommage aux provinces perdues au cimetière des Mobiles, là où les soldats de 1870 étaient inhumés durant le siège de Belfort. L’artiste refuse, préférant commémorer la résistance, et veut un Lion, animal royal, noble, altier, sur un terrain militaire qui domine la ville. La ville accepte (Bartholdi a proposé de réaliser l’œuvre gratuitement, en tant qu' »enfant d’Alsace », ça a sûrement aidé à la prise de décision rapide), attribue une subvention, et le travail commence ! Il durera toutefois longtemps : entre l’attribution du marché et le démarrage du chantier, en passant par les recherches de financement, le lancement d’une souscription, le changement d’avis quant à la forme et à la taille de l’animal, quasiment 5 ans se passent ! On comprend mieux l’impatience de l’épicier Perello…

Une fois que le travail démarre, par contre, c’est du rapide ! Bloc de grès rose des Vosges après bloc de grès rose (officiellement pour rappeler la cathédrale de Strasbourg perdue, mais en réalité car c’est la roche du coin), le Lion apparait au regard des Belfortains. En 1880, la sculpture est rendue, mais ne sera pas inaugurée avant 2009. La cause ? Regardez bien sous la patte avant droite du Lion, un petit élément guerrier s’y trouve, vraisemblablement tiré par les Allemands au regard de l’orientation de la statue. Dans un contexte de paix retrouvée, la ville refuse de provoquer l’ancien (et futur, finalement) ennemi en honorant ce monument.

Rumeur qui a la vie dure : il parait que Bartholdi aurait oublié de sculpter la langue du Lion, et qu’il se serait suicidé de honte… Vrai ou faux ? Souvenez-vous de la date de construction du monument des Trois sièges, et donnez votre réponse !

Ce Lion aura toutefois son moment de gloire en 2020 dans l’émission « Le monument préféré des Français » , dont a Citadelle de Belfort et le Lion seront en effet les heureux gagnants !

A partir de là, vous avez le choix : soit redescendre faire un petit tour dans le quartier médiéval, soit monter directement à la Citadelle.

Le quartier médiéval

Le quartier médiéval de Belfort débute juste après l’Hôtel du gouverneur : vous remarquez tout de suite une autre architecture dans le bâti. Maisons à colombages, cours avec puits, fontaines, escaliers tortueux… Vous arrivez dans le Belfort d’origine, celui d’avant la réforme de l’urbanisme décidée par Vauban. La ville médiévale était en effet toute petite, 2000 habitants maximum vivaient entre les falaises de l’actuelle Citadelle (en haut de laquelle se tenait la demeure seigneuriale) et la rue toute droite située à l’arrière de la cathédrale (actuelle rue du général Roussel) qui était de toute évidence le rempart de la ville. Laissez alors vos pas vous porter au gré des placettes jusqu’à arriver à la porte de Brisach, une des portes monumentales de la ville Vauban qui nous est parvenue. Elle a d’ailleurs résisté aux dommages de la Révolution française, les armoiries de Louis XIV sont encore visibles en hauteur, elles n’ont pas été martelées.

Vous pouvez monter au dessus de la tour par la rampe accessible sur votre gauche : le rempart est à cet endroit-là une sorte de parc public, et vous aurez une très belle vue sur les fossés enherbés (qui n’ont jamais contenu d’eau, soit dit en passant). Et si vous suivez le bas de la route, vous arrivez au musée des Beaux-Arts au sein de la Tour 41. A préciser que si les musées vous intéressent, il existe un billet groupé valable 1 an et permettant d’accéder une fois à chaque site culturel de la ville.

De là, vous pouvez également poursuivre vers le marché Fréry, conçu par les mêmes architectes qui ont érigé le kiosque de la place d’Armes (Schwartz et Meurer, parisiens de leur état, même si la consonance des noms aurait pu laisser planer un doute). Si vous continuez votre promenade boulevard Anatole France puis rue Jean Jaurès, vous aboutissez dans le très beau square Lechten ; si vous suivez le boulevard, vous arrivez dans le quartier de la Maison du peuple, dont l’architecture vous surprendra encore une fois…

La Citadelle et ses fossés

Si vous avez fait le choix de continuer à monter après la visite du Lion, vous avez déjà fait la moitié du trajet ! La pente peut en effet être difficile à aborder selon la température extérieure (avec 40 degrés en été, c’est intenable, et en hiver les pavés glissent, j’ai un souvenir mémorable du directeur financier du musée rejoindre le centre-ville sur les fesses devancé par sa mallette qui suivait la même route), et quelques mètres sont toujours bons à prendre.

Vous pouvez passer par la « poterne » ou par la porte de la Tour des Bourgeois (qui vient de terminer d’être restaurée) afin d’accéder à la Citadelle à proprement parler. Le passage par la Tour des Bourgeois permet d’admirer un des derniers bâtiments médiévaux de la ville, étêté par Vauban mais tout de même encore debout et disposant de très belles marques lapidaires à hauteur d’homme ; le passage par la poterne fait gagner encore quelques mètres de hauteur pour arriver plus rapidement cour d’honneur, en passant sur un pont levis et devant une poudrière.

En haut, vous arrivez dans la cour d’honneur devant l’actuel musée d’histoire : c’est là que se tenait le château médiéval mentionné précédemment ; le général Haxo a transformé ce dernier en caserne, encore visible actuellement. De l’autre côté de la cour est visible un « cavalier casematé », aujourd’hui devenu un très bon restaurant ; à sa droite, une petite pièce permet d’admirer un puits médiéval restauré il y a quelques années, dont la profondeur vous impressionnera…

Vous pouvez encore prendre un peu de hauteur en montant sur la terrasse du « château » (comme disent encore les Belfortains) : de là, vous avez un panorama magnifique sur la ville d’un côté, et sur les fossés de l’autre. Profitez !

Vous pouvez ensuite redescendre cour d’honneur et emprunter la porte la plus à gauche du restaurant, afin de pénétrer dans le « grand souterrain », une partie du fossé réalisé par Gaspard de Champagne qui a été refermée et qui permet de rejoindre aisément le fossé… Là encore, admirez le lieu, très impressionnant, avant de déboucher à nouveau à l’air libre. Vous pouvez vous promener dans la partie basse, ou encore monter dans la demi-lune afin de prendre un peu de hauteur pour aller voir une autre partie de panorama vers les autres fossés, et notamment un morceau de fortification rendu célèbre par l’histoire du « fusillé souriant » dont vous pourrez lire l’histoire sur le panneau d’interprétation (quelle surprise quand j’ai reconnu la photo qui était dans un de mes livres d’histoire du collège !). Puis remontez le chemin, vous arriverez en face de la poterne du Lion à nouveau.

De là, vous pouvez redescendre au centre-ville ou retourner vers la Tour des Bourgeois pour rejoindre le parking « Xavier Bauer » dit « du Char Martin » afin d’admirer le véhicule du même nom ; sa tourelle est d’ailleurs exposée dans le fossé que vous venez de quitter. A sa gauche, un chemin de promenade permet de rejoindre le fort que je viens de citer, mais également d’admirer des parties de fortification de très près. C’est une balade très calme, des personnes promènent leurs chiens et leurs chats (véridique), on se croit en pleine campagne alors qu’à 100 mètres d’un parking (gratuit, d’ailleurs).

Et une fois que vous êtes sur le parking, vous pouvez également rejoindre la Porte de Brisach vue précédemment en empruntant un chemin pédestre sur votre gauche, après avoir longé les places de parking le long du mur. La vue est très belle, cette fois du haut vers le bas, et en 5 minutes vous aurez rejoint le centre-ville.

Les quais de la Savoureuse

Cette partie de ville est accessible facilement depuis la place de la République : empruntez cette fois le boulevard Carnot et descendez-le jusqu’à la place Corbis en traversant le pont. L’architecture change, nous sommes dans la partie de ville créée consécutivement à l’ouverture des remparts en 1898. Et à partir de la place Corbis, deux solutions s’offrent à vous : tout droit, c’est le shopping Faubourg de France, à gauche, une jolie promenade le long des quais, avec une halte possible au parc du Souvenir en passant devant le théâtre du Grrranit (oui oui, avec trois R, je ne me suis pas endormie sur le clavier). L’aménagement floral du parc a d’ailleurs été réalisé par Emile Lechten, dont vous retrouverez un très beau parc à son nom dans la zone « extra muros ».

Manger et boire

La place d’Armes et ses rues adjacentes regorgent de petits endroits bien sympathiques pour manger un bon repas ou passer un petit moment en terrasse (ou à l’abri, selon le climat du jour de la « trouée de Belfort »)

La teinturerie, directement sur la place : restaurant découvert lors d’une formation avec les collègues de l’Office de tourisme, qui m’a totalement convaincu ! De style brasserie le midi, le lieu se transforme pour le soir avec, au choix, une carte « bistronomique » ou un concept « apéro planchette ». Pour ma part, j’ai le souvenir d’un bowl bien garni en terrasse et d’un très, très beau dessert aux fruits qui m’avait littéralement sauté dans les bras (ou plutôt dans l’assiette)

Le petit plus : la cave voutée en sous-sol, qui est connue pour avoir servi d’abri aux Belfortains du quartier durant les bombardements de 1871…

L’Estaminet, dans les locaux de l’épicerie Perello dont nous avons parlé un peu plus haut dans cet article. Le lieu vaut le détour, ne serait-ce que pour la décoration style brocante et son plafond à caissons entièrement peint. Au menu : petite restauration, tartes flambées, large choix de bières à la pression…

Le Bar à vins du Lion, place d’Armes également : petite restauration, et évidemment bons vins pour accompagner le tout. Leurs cocktails sont également très bons, et le cadre très agréable ne gâche rien : pas un meuble n’est identique à son voisin et le lieu est organisé selon des « mini salons » avec fauteuils et tables basses, permettant de garder une intimité dans la discussion malgré l’affluence prévisible.

Et pour un goûter, le Salon Mon café Belfort est parfait ! Découvert également à l’issue d’une formation durant laquelle nous avions eu légèrement froid (les forts n’ont pas le chauffage central), on peut y déguster de multiples sortes de cafés, thés, laits et chocolats chauds accompagnés de pâtisseries maison. Le lieu propose d’ailleurs également un principe de brunch le matin et une petite restauration le midi, avec une version végétarienne. Le cadre est très sympathique : nous sommes dans un ancien magasin d’antiquités et certains éléments de décor sont restés en place, donnant là aussi un côté hétéroclite à l’ameublement. Une jolie découverte, pile en face de l’Office de tourisme !

Belfort est une grande ville, il y a naturellement une multitude d’autres lieux de restauration ! Toutefois, dans un contexte de visite de la ville durant une journée, ces différents lieux vous permettront de passer un bon moment tout en ne « perdant » pas trop de temps dans votre programme.

A découvrir juste à côté…

Les environs de Belfort regorgent naturellement de forts qui sont visitables sur rendez-vous auprès des associations qui les gèrent. L’ouvrage G, dit Fort de l’Otan, au Salbert, vaut à mon sens le détour : 10 000 m² de souterrains répartis sur 4 étages, un vrai labyrinthe en restauration constante par les membres de l’association ATOMES. J’ai eu l’occasion de m’y rendre déjà plusieurs fois, et le lieu m’impressionne toujours autant… De la salle des cartes que l’on aperçoit plusieurs mètres en contrebas à la cage d’ascenseur éventrée, en passant par des bureaux reconstitué et une pièce dédiée à un petit musée des télécommunications, le lieu est vraiment atypique. Un conseil : ne pas penser aux mètres de terre au dessus de soi ! Et prévoir 2 bonnes heures sur site, plus une vingtaine de minutes aller et retour pour accéder au site depuis Belfort.

La grotte de Cravanche, accessible depuis le parking de la salle des fêtes de la commune du même nom, permet de découvrir un élément de patrimoine naturel auquel on ne s’attend absolument pas sur le ban communal d’une ville historiquement industrielle ! Découverte en 1876 lors de l’exploitation d’une carrière située juste à côté, son volume est impressionnant : 10 mètres de hauteur à l’entrée, 290 mètres de longueur totale… On peut y voir des traces de sépultures datant de l’époque du néolithique, ainsi que des éléments naturels « classiques » tels des stalactites et stalagmites (du moins, celles qui n’ont pas été pillées durant le dernier siècle). La visite est sympathique à faire avec des enfants puisqu’on y a aborde des notions d’écologie, de géologie, qu’il y a une petite promenade d’une dizaine de minutes en forêt pour accéder et revenir du site…

Attention, la grotte n’est toutefois pas ouverte toute l’année en raison de l’hibernation de certaines espèces de chauve-souris protégées : appelez l’Office de tourisme en amont, ou vous trouverez porte close !

La forge-musée d’Etueffont est également un lieu sympathique à découvrir avec des enfants : classée Musée de France (rien que ça !), elle permet de déambuler dans une maison d’habitation typique d’une famille de forgerons, de comprendre le fonctionnement de cette activité, d’admirer des anciens outils… Des animations sont d’ailleurs régulièrement organisées par l’association gestionnaire afin de transmettre ce patrimoine immatériel. Là encore, la commune est rapidement accessible, notamment si vous venez par la RD83.

Et pour les personnes qui préfèrent le calme et les grands espaces aux centres-villes bruyants, la presqu’île du Malsaucy, juste à côté de Belfort, vous attend ! Des sentiers pédestres vous permettent de vous promener tout autour du plan d’eau, de nombreux observatoires morcellent le parcours afin d’observer la faune en toute discrétion et de prendre de belles photos animalières… Faites toutefois attention à bien choisir votre période de venue, car le site accueille un évènement quelque peu bruyant tous les ans au mois de juillet !

Et pour conclure…

Cet article est bien évidemment une première approche en vue de visiter, en quelques heures, le centre-ville de Belfort, en totale autonomie et même dans une quasi gratuité. Il y naturellement encore bien des choses à visiter à Belfort, ne serait-ce qu’au niveau des musées ! Et comme vous avez pu le constater avec les photos de l’article : il peut faire beau dans cette ville, et même très souvent, n’en déplaise aux médisants !


Une réflexion sur “A l’ombre du Lion de Belfort

Laisser un commentaire