Pentecôte 2022 : Varese et Orta

Ceux qui lisent ce blog ou qui nous connaissent en vrai ont certainement déjà compris une chose sur nous : nous exploitons la moindre parcelle de temps libre pour voyager ! Ici, le week-end prolongé de la Pentecôte a, de nouveau, été un prétexte à une escapade en Italie, dans un lieu que nous ne connaissions ni l’un ni l’autre.

Et pour exploiter au maximum les trois jours à notre disposition, quoi de mieux que de rouler de nuit et d’arriver au petit matin dans un charmant village, à l’heure où les stands de marché commencent à peine à être installés ? La première matinée débute donc pas une petite promenade au bord du lac d’Orta, afin de découvrir notre environnement et de respirer le bon air italien. On se dégourdit donc les jambes avant de nous diriger vers le premier site de notre séjour…

Jour 1 – Sacro Monte et village d’Orta, île de San Giulio

Et nous avons bien fait de prendre un petit moment de repos, puisque la journée commence par la montée au Sacro Monte d’Orta ! Première astuce : nous nous sommes garés en face de l’Office de tourisme, juste à côté de la Villa Crespi : place de parking trouvée immédiatement, gratuite, illimitée, tout pour plaire pour un début de journée d’excursion.

Composé de vingt étapes, en montée bien entendu, le chemin du Sacro Monte est jalonné de multiples petites chapelles disposant d’une particularité : les scènes religieuses sont présentées par des statues en terre cuite grandeur nature, qui donnent tout de suite une autre dimension au site… Ici, pas de chemin de croix, mais l’histoire de la vie de Saint François, suiveur du Christ. Impressionnant, et émouvant également, puisque les personnages sont réalistes, très réalistes. Surprenant ! Et la vue depuis le sommet est magnifique : on peut d’ores et déjà embrasser le lac du regard et voir apparaitre l’Isola San Giulio, que nous comptons bien visiter rapidement.

Une fois le mont gravi, nous avons la possibilité de redescendre vers la voiture, ou d’emprunter la via Gemelli afin de rejoindre le centre d’Orta : on arrive alors à l’arrière de la jolie église de Santa Assunta, laquelle est alors totalement décorée de fleurs fraiches pour le mariage de l’après-midi, à l’instar de l’intégralité de la rue montant vers le lieu de culte. On croisera d’ailleurs les futurs époux dans la montée, applaudis par la foule !

Une fois arrivés là, nous descendons tranquillement vers le centre ville en contrebas par la rue principale, et aboutissons sur une grande place, la Piazza Motta, depuis laquelle partent les bateaux navettes vers l’île de San Giulio. Le premier bâtiment qui nous accueille est le Palazzotto, datant tout de même de 1582 et totalement orné de fresques, le décor est tout de suite planté… Mais d’abord, nous nous restaurons un peu, car mine de rien, nous avons déjà bien marché ! Un petit arrêt au Picnic, directement sur la place, afin de déguster une bonne planchette assortie d’une bière locale, rien de tel pour reprendre de l’énergie.

Après ce petit moment de calme, et nos forces restaurées, nous décidons d’emprunter une de ces navettes, direction l’île. Les bateaux s’enchainent tels des taxis devant une gare : il y a foule, mais nous attendons moins de 5 minutes pour embarquer. Le trajet que nous avons choisi est le plus direct, et nous arrivons sur l’île en une vingtaine de minutes à vive allure.

L’île accueille un monastère qui occupe la quasi totalité de l’île : on peut visiter l’église, mais pas la partie religieuse, naturellement. La partie restante est urbanisée, principalement composée de boutiques pour touristes, et une rue côtière permet de faire le tour de l’île en moins d’une demi-heure. Un agréable moment de promenade, particulièrement calme malgré la foule qu’on aurait pu imaginer au vu de la capacité d’accueil des navettes !

Une fois ces jolis lieux découverts et la journée bien entamée, pour ne pas dire bientôt terminée, nous payons à présent le prix de notre « chance » du matin : il s’agit de rejoindre la voiture, de l’autre côté de la colline ! Et c’est reparti pour visiter Orta dans l’autre sens, et en montée s’il vous plait ! Si avec ça on ne dort pas bien cette nuit… La chaleur de la journée a toutefois disparu, et le trajet se fait bien plus aisément (et même rapidement) qu’à l’aller. Bon plan tout de même, donc.

Une fois Titine récupérée : direction l’hôtel Capolago à Varese. Le concept est amusant : les chambres sont en rez-de-chaussée et les voitures sont garées juste devant. Il y a une petite ambiance « motel » malgré l’aspect très chic du lieu, très blanc, très moderne, avec de grands escaliers design et un immense jardin dans lequel déambulent des lièvres ! On est convaincu directement par le lieu, encore plus quand on voit que des gin tonic sont proposés à la consommation en terrasse… Ce sera d’ailleurs notre seule nourriture pour ce soir-là, la fatigue nous terrassant à 20h30 et rendant impossible toute éventualité de manger un repas complet au restaurant de l’hôtel. Ce sera pour une autre fois !

Jour 2 – A la découverte de Varese

La journée débute naturellement par un copieux petit déjeuner, critère prédominant s’il en est dans le choix de nos lieux d’hébergements. Il faut préciser que nous ne mangeons pas le midi afin de ne pas être coupés dans nos visites, donc il nous faut des forces ! Et nous ne sommes pas déçus : du sucré, du salé, le tout en self, tout ce qu’on aime.

L’objectif de la journée est de découvrir Varese, sur les abords du lac du même nom. On commence donc par rejoindre l’hyper-centre historique afin de déambuler au milieu des bâtiments anciens. La basilique Saint Victor du XVIe siècle est notamment un de nos objectifs, mais nous allons devoir patienter : c’est la messe, et de la Pentecôte, qui plus est ! L’histoire dira que l’église nous fermera sous le nez à midi pile… Dommage, car elle accueille apparemment de superbes fresques… On se contente donc de l’admirer de l’extérieur, elle et son clocher érigé sur plus de 150 ans (en témoigne la différence de style architectural entre la base et le sommet).

Et juste à l’arrière de la place Saint Victor, nous entendons tout à coup de la musique : des troupes folkloriques, en tenue et avec instruments traditionnels, déambulent dans la rue parallèle. Il s’avère que nous assistons à un rassemblement national de musiciens et danseurs ! Nous attendons avec impatience de voir si la Romagne est bien représentée (ce qui est le cas). Un petit moment de pure découverte totalement imprévu !

Une fois le spectacle terminé, nous décidons de continuer à nous balader dans cette même rue, d’autant plus que des artistes peintres exposent leurs œuvres le long des bâtiments à arcade multicolores. On remonte donc le corso Giacomo Matteotti jusqu’à la place Carducci, puis continuons par la rue San Martino della battaglia pour aboutir devant le tribunal de Varese et l’église Saint Martin, avant de faire demi-tour et de prendre l’intégralité de la rue en sens inverse pour rejoindre son autre extrémité, et notamment la zone des villas et des jardins en empruntant en autres la place Monte Grappa, particulièrement visible du fait de son « building » très moderne contrastant avec le reste de l’habitat

On découvre ensuite le jardin Estensi et son palais, qui offre un poumon vert incroyable en centre-ville. Le nom vient du duc d’Este, qui acquiert une villa et son petit jardin en 1700. En 1766, de grands travaux d’aménagement sont initiés, amplifiés au fil des ans et de la succession de propriétaires. Des essences d’arbres variées côtoient donc désormais un « lac des cygnes » (qui porte bien son nom, il y avait d’ailleurs des petits qui apprenaient à nager, surveillés de TRES près par les parents) et les grandes allées centrales menant au Palais, aujourd’hui bâtiment administratif occupé par les services communaux de Varese, sont parfaitement rectilignes et agrémentées d’une belle fontaine en leur centre.

Au détour de notre promenade, nous arrivons sur un grand espace occupé pour un chapiteau prévu pour accueillir des centaines de personnes : nous retrouvons alors les troupes folkloriques rencontrées précédemment, autour d’un bon repas. L’ambiance est à la fête, ça fait plaisir à voir. Quelques stands promouvant les associations sont ainsi également dispersés dans les allées du parc, permettant à toute personne intéressée de découvrir des instruments de musique, ou tout simplement de discuter avec un des membres : une vraie valeur ajoutée à notre visite.

Et petite précision utile : vu que c’est un parc municipal… c’est gratuit !

Ayant à présent bien arpenté la ville historique de long en large, nous décidons d’encore réaliser une petite excursion en dehors de Varese, et de rejoindre Voltorre. Nous avons en effet repéré un cloître durant l’élaboration de notre programme, qui a la caractéristique d’être aujourd’hui totalement englobé dans un ensemble résidentiel, lequel a toutefois gardé un plan romain ! On se croit transporté à une autre époque. Notre promenade est toutefois un peu écourtée pour cause de climat capricieux : on se « réfugie » donc dans un Tigros afin de faire des courses alimentaires à rapporter en France (même le chat a le droit de manger italien, après tout).

Mais vu qu’on est acharnés : on y retourne, on prend des photos, et on va même également voir la tour de Voltorre, cette fois sous un ciel bleu superbe. Non mais !

Pour la soirée, nous décidons de rejoindre Gavirate et son lido : la concurrence pour trouver une table est rude, les familles s’étant réunies pour la Pentecôte ayant déjà réservé la majorité des tables. En désespoir de cause, nous rejoignons un bar de plage en dur encore ouvert… qui s’avère être un très bon restaurant avec une très belle carte de cocktails ! Le tout en terrasse, avec vue sur le soleil couchant sur le lac, on peut faire pire. Bref, le Galpa Beach était une vraiment bonne surprise !

Jour 3 – Sacro Monte de Varese

Point positif des week-end prolongés : on a le temps de partir en vacances. Inconvénient : les vacances passent vite. C’est déjà le départ… On profite de l’hôtel le temps du petit-déjeuner et on prend quelques photos « publicitaires » (franchement, admirez le cadre !!) avant de nous mettre en route vers le Sacro Monte de Varese sous un soleil radieux.

Le Sacro Monte de Varese est édifié entre 1604 et 1698, afin de rénover et enrichir le sanctuaire existant consacré à Marie. Des chapelles dédiées aux mystères du Rosaire sont alors érigées et agrémentées d’arcs, de fontaines, de belles allées… le lieu est franchement splendide, la météo également, et tout cela nous fait oublier la pente, tout de même un peu raide !

Une fois la colline franchie, on arrive dans le petit village de Santa Maria del Monte. La rue principale monte sec, c’est même impressionnant quand on arrive. Là, c’est un vrai plaisir de déambuler entre les maisons perchées au-dessus de ruelles étroites, de passer sous des porches, de franchir des escaliers… Le tout dans une ambiance un peu mystique qui ne nous quitte pas, le lieu est vraiment paisible. Au détour d’une ruelle, on admire une petite exposition sur le patrimoine naturel et cultuel du lieu et le gardien nous offre de la documentation francophone afin que nous puissions prolonger le séjour à la maison (nous acceptons avec plaisir !)

Après une petite pause « boisson » sur un banc au soleil, nous redescendons doucement le Mont… car l’après-midi est déjà bien entamé et que demain, nous devrons travailler pour financer le voyage suivant.

Pour conclure : en trois jours, on peut être totalement dépaysés et découvrir plein de beaux endroits dont l’Italie regorge !


Une réflexion sur “Pentecôte 2022 : Varese et Orta

  1. Je suis ravi pour vous. Vous avez bien raison de profiter au maximum de votre temps libre. Avec l’âge, les capacités de voyager se réduisent. Un grand merci une fois encore pour ces partages, la qualité rédactionnelle et l’enthousiasme que vous nous communiquez ! Jacques

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