Fin d’année à La Haye et Amsterdam

Lorsque j’étais à la maternelle, notre institutrice était passionnée d’art et de culture : nous nous rendions ainsi régulièrement à la scène nationale de la Filature (les Mulhousiens savent) pour assister à des spectacles et concerts, marchions deux fois par mois main dans la main en direction de la bibliothèque de Dornach… Mais surtout, nous étudiions la peinture. Et c’est là que j’ai découvert Van Gogh, de manière tout ce qu’il y a de ludique : au travers d’un calendrier accroché dans la salle de classe présentant chaque mois un nouveau tableau. Subtilité : un petit ours en peluche se promenait dans le champ de blé aux corbeaux, ou prenait un café en terrasse la nuit.

Depuis cette époque, ce peintre est mon préféré, mais je n’avais JAMAIS eu l’occasion de voir une de ses œuvres en vrai. Visiter Amsterdam était donc dans un coin de ma tête depuis quelques temps afin d’aller, enfin, admirer son musée éponyme.

La motivation de nous y rendre maintenant précisément est venue tout bêtement, grâce à une suggestion Instagram… Car, je vais l’avouer maintenant, j’ai une autre passion depuis l’enfance, un peu plus japonaise… Bref : les Pokémon ont débarqué au Musée Van Gogh dans le cadre d’une exposition temporaire, et ça, je ne pouvais pas le rater !

Billets en poche pour le 1er janvier, 12h45 précises (un des derniers de la journée), il s’agissait donc d’organiser un petit voyage autour de ce créneau. Direction donc La Haye, puis Amsterdam, entre Noël et Nouvel an !

Jours 1 à 3 – La Haye

Nous partons donc en direction de La Haye dès le lendemain des festivités de Noël et 6h30 de route (assez aisées) plus tard, nous posons nos valises au Mövenpick Hotel The Hague, situé dans l’hypercentre. Les critères de sélection de notre hébergement sont toujours les mêmes : parking + petit déjeuner qualitatif ! Et même si le but du séjour n’est certainement pas de rester enfermé à l’hôtel, une jolie chambre est toujours appréciable. Et là, nous sommes servis ! Petite desserte avec machine à café Nespresso (et petits chocolats Mövenpick, what else ?), lit IMMENSE face à une baie vitrée sans vis à vis, salle de bain entièrement carrelée avec produits de soin à disposition : très bonne surprise dès notre arrivée.

Le premier soir est consacré à la découverte de notre environnement proche : le soleil se couchant tôt (presque à 16h30), nous profitons donc des illuminations de Noël encore en place et déambulons dans le centre-ville afin de visualiser les premiers bâtiments importants, tels le palais Noordeinde, résidence du roi, le Binnenhof, siège du Gouvernement donnant sur un grand plan d’eau, le musée Mauritshuis ou encore la galerie  » De Passage » qui nous rappelle l’Italie. La plupart des maisons disposent de jolis vitraux type art nouveau, et nous prenons également plaisir à observer les façades colorées par la lumière intérieure.

Jour 1

L’aventure démarre véritablement le lendemain, notre premier vrai jour sur place ! Au programme : déambulation dans la ville après un robuste petit déjeuner sous forme de buffet international mettant la part belle aux produits locaux (on apprécie d’autant plus).

Nous découvrons l’ancien hôtel de ville, reconnaissable par ses volets rouges contrastant avec la pierre grise, ainsi que l’église « Grote Kerk » ou « Sint-Jacobuskerk« , un des plus vieux bâtiments de la ville et LA plus vieille église, déjà mentionnée en 1335. Ses vitraux du XVIe siècle valent apparemment le coup d’œil, mais nous restons fidèles à notre dicton « chiesa chiusa »… La tour de 1420 se visite apparemment en été, les touristes de juillet ont peut-être plus de chance que nous !

Nous empruntons la fameuse galerie du Passage datant du début du XXe siècle, particulièrement imposante sous sa galerie en verre, qui permet de rejoindre une petite ruelle remplie de murs peints très félins : contraste sympathique ! Non loin de là débute également le quartier de Chinatown, matérialisé par une grande porte traditionnelle en son entrée.

La rue commerçante « classique » de La Haye se trouve tout proche : nous sommes intrigués par la façade d’un grand magasin orné de sculpture de cigogne (il s’avère que c’est l’animal figurant sur le blason de la ville, tout s’explique), le Bijenkorf. Nous ne sommes pas là pour faire du shopping, mais nous avons remarqué, depuis l’arrière du bâtiment, que des vitraux type art déco orneraient visiblement sa cage d’escalier… Ni une, ni deux : direction le 4ème étage afin de redescendre les étages à pied et, d’effectivement, découvrir de magnifiques vitraux différents à chaque niveau.

Et même si nous n’avions pas l’intention de faire des emplettes, une robe longue tout à fait indiquée pour le mariage de ma cousine en juillet prochain a décidé de repartir avec nous : c’est finalement toujours sympa de porter des vêtements nous rappelant les vacances !

La promenade en ville se poursuit par un passage dans la mairie de la ville… qui n’a rien d’une mairie française ! Le lieu est non seulement gigantesque, sur une dizaine d’étages, mais accueille également une bibliothèque, le service des Archives municipales, un espace d’exposition, ainsi que le siège de différentes administrations annexes. Le lieu est librement accessible, grand comme un hall de gare, avec des guichets de renseignements le long des murs, un café, des commerces, et forcément un immense sapin de Noël !

Grote Markt, la place du marché, est un lieu de passage incontournable, bien que la période de notre séjour ne soit évidemment pas propice aux cafés en terrasse. A la place, nous nous réfugions plutôt au café By Ami dont la décoration très atypique nous a attiré depuis l’extérieur.

Cette première journée se termine doucement avec une promenade dans le Binnenhof (en travaux, malheureusement) et au pied du Mauritshuis (où le vigile proposait gentiment à tous les touristes de les prendre en photo devant les sapins de Noël), avec un retour à pied tranquillement à l’hôtel pour une bonne nuit de repos.

Jour 2

Les jours se suivent et se ressemblent, notamment en ce qui concerne le bon petit déjeuner ! Au programme : déambulation en ville avant d’atteindre le Mauritshuis, pour lequel nous avons réservé des billets pour une heure de passage précise.

Important à savoir (et heureusement que nous avons lu l’information en passant devant le musée la veille) : les billets pour pratiquement tous les sites culturels de la ville ne s’achètent plus à la caisse, il faut obligatoirement passer par internet et réserver en ligne son créneau de passage. Petit instant d’agacement la veille en apprenant la nouvelle, puisque j’ai l’habitude de préparer un « programme » de choses à voir en amont de nos voyages, et que cette information ne figurait nulle part, mais nous avons encore réussi à avoir une place. Il faut croire que c’est devenu tellement évident que l’écrire n’est plus nécessaire !

Le musée est célèbre pour la « Jeune fille à la perle » de Vermeer, mais présente beaucoup d’autres œuvres très belles également, même si moins connues. Enfin, qu’on trouve belles tant qu’on n’a pas vu ce fameux tableau, car après, tout parait beaucoup moins lumineux… Il n’est pas célèbre pour rien ! La jeune fille nous suit littéralement des yeux quand on passe devant elle, l’effet est saisissant. Nous sommes repassés l’admirer plusieurs fois durant la visite…

La muséographie nous a énormément plu, surtout celle du hall d’entrée, où un pan de mur est dédié au tableau de la « Jeune fille à la perle ». L’œuvre a été scannée et une reproduction à grande échelle à l’imprimante 3D a été réalisée, afin que l’on puisse constater l’épaisseur de la peinture et les différentes couches utilisées. Il est possible de toucher le mur afin de se rendre compte des anfractuosités de la peinture, et une vidéo présente les évolutions du tableau à travers les siècles : changement de couleurs par oxydation, mais également détails prévus par Vermeer initialement et recouverts lors de la finalisation du tableau. TRÈS intéressant, et vraiment novateur comme technique de médiation.

Pour le reste de la journée, et afin de prendre l’air : direction le bord de mer dans le quartier de Scheveningen. Nous prenons la voiture pour des modalités pratiques, mais découvrons que le réseau de tram dessert ce district. Tant pis, vu le froid, ce n’était pas trop dérangeant… Ce qui l’était un peu plus, c’était les places de stationnement avec un forfait de 50 euros ! Évidemment, nous avons préféré nous garer dans un quartier résidentiel et marcher un peu…

Le front de mer est empli de restaurants et de cafés, mais ce qui nous surprend le plus est l’immense passerelle surplombant l’eau, elle aussi emplie de commerces, et débouchant sur une grande roue en polder. Vu le vent qu’il y avait, même en me payant cher je ne serais pas montée dedans ! Nous avons préféré marcher le long de l’eau, assez déchaînée. Nous sommes tout à coup interpelés par une passante qui se pend à mon bras : « un phoque !! » Eh oui, un phoque très joueur, qui se laisse ramener sur la plage, fait des roulades pour retourner dans l’eau, tourne avec les nageoires en l’air, se refait rouler. Adorable !

Notre court séjour à La Haye se termine déjà : une excellente découverte, pour nous qui pensions simplement « meubler » quelques jours avant de nous rendre à Amsterdam. Une ville agréable, belle, où tout peut se faire à pied, que demander de plus ?

Ah si, on peut demander un cocktail au bar de l’hôtel, offert en partie par la maison. La chaine Mövenpick s’est en effet engagée dans la réduction de ses émissions carbone, et propose donc aux clients de renoncer au nettoyage de leur chambre. Nous avons choisi cette option le premier jour (inutile de nous changer l’intégralité des serviettes de bain et nos deux peignoirs après une seule douche !)… et avons donc gagné un bon cadeau de 5 euros ! La même option prise le lendemain, et cela a financé une bonne margarita.

Et pour manger ?

La Haye nous a proposé de jolies découvertes culinaires, très internationales. Nous avons ainsi dégusté des ribs revisités et dégusté un gin local au Jamey Bennett, mangé chinois traditionnel au Fat Kee, et savouré un assortiment de saveurs indonésiennes au Kopi Kopi. Trois restaurants très différents, découverts par hasard, et franchement très bons !

Jour 3 – Delft

Il est temps de déjà faire nos bagages pour repartir à l’aventure. Après un dernier petit déjeuner fabuleux (franchement, ça aura été un coup de cœur) et quelques photos de l’hôtel (voir ci-contre), nous voilà partis vers Delft, petite ville célèbre pour sa faïence.

Après nous être garés au parking souterrain du marché (oui, il est cher, pour ceux qui poseraient la question, enfin moi je trouve que 5 euros de l’heure pour être à 15 minutes à pied du centre-ville dans des places tellement étroites qu’une 308 a dû mal à tourner, c’est trop), nous voilà arrivés à Delft. L’ambiance est déjà différente de La Haye : on passe d’une ambiance post-Noël à une ambiance « il y a des camions de services techniques et des nacelles partout pour vite ôter toutes les décorations avant Nouvel An ». Le sapin à moitié décortiqué devant la mairie nous fait un peu triste…

On commence par la place du marché sur laquelle se trouve la mairie : datant de 1618, elle est formée d’un agglomérat de différents bâtiments ajoutés au fil des ans à une tour médiévale encore visible à l’arrière. Lors de ma préparation de visite, j’avais pu lire que l’ancienne chambre de torture de la ville était accessible librement au public, mais nous n’avons pas tenté l’expérience, privilégiant d’abord la visite extérieure au regard du temps un peu incertain (et du 5 euros de parking de l’heure, également).

De l’autre côté de la place se trouve la Nieuwe Kerk, l’église nouvelle : haute de 108 mètres, c’est la deuxième plus haute des Pays-Bas ! Mais bon, « chiesa chiusa », vous connaissez notre malchance maintenant… Au moins, on a pu profiter de la jolie musique du carillon de midi.

Nous déambulons ensuite dans la ville au fil des canaux : la vieille église attire assez rapidement notre regard. Nous savions d’avance qu’elle était penchée, mais à ce point-là, c’est impressionnant, voire même structurellement intéressant… Nous découvrons que son inclinaison est supérieure à celle de la Tour de Pise… et que c’est d’origine ! Afin de rétablir un aspect visuel à peu près droit, le choix a été fait de trafiquer la forme de l’horloge. Ni vu ni connu, ou presque ! Mais ça tient, et ce depuis le XIIIe siècle ! Elle était naturellement fermée, et c’est bien dommage, puisque c’est ici que Vermeer a son tombeau…

En face de cette église se trouve le Prinsenhof et son jardin, et non loin de là le Gemeenlandshuis, maison ayant accueilli ce que l’on nommerait aujourd’hui « le service des eaux » de Delft, chargé de la réglementation de la circulation sur les canaux et de la salubrité de l’eau. La façade est magnifique !

Dans le secteur se trouve également le plus petit musée de la ville : il s’agit en réalité d’une ancienne cabine téléphonique détournée en lieu d’exposition temporaire.

Nous marchons encore jusqu’à la Oostport, ancienne porte d’entrée de la ville datant de l’époque médiévale. La promenade est paisible, et nous découvrons également toute une rue « flottante » sur le canal mitoyen, où de nombreuses péniches visiblement d’habitation, avec boites aux lettres sur la terre ferme, sont amarrées. Nous avons également vu des arbres en fleur, mais ceci est un autre problème…

Après cette petite parenthèse dans cette charmante cité, il est temps de reprendre la route, direction Amsterdam !

Jour 3 à 7 – Amsterdam

Nous arrivons à Amsterdam vers le milieu de l’après-midi : après quelques difficultés à se faire comprendre de notre GPS (qui s’est visiblement perdu à partir du moment où il y a eu des ponts et des tunnels), nous parvenons à notre hôtel pour les prochains jours, le Campanile de Gaasperplas, en extérieur de la ville cette fois. Avantage : le parking est gratuit, le terminus de la ligne de tram / métro est à 2 minutes à pied en sortant de l’hôtel, et les Campanile sont généralement de valeur sûre en vacances. Et il y a petit-déjeuner à volonté, bien entendu !

La journée étant déjà bien entamée et la nuit arrivant rapidement, nous partons immédiatement à l’aventure. Nous prenons à la machine du métro un pass 4 jours, soit 96 heures, pour 26,5 euros : ultra rentable, dans la mesure où la course coûtait déjà, au départ du terminus, quasiment 3.50 euros ! Et bonne surprise : le décompte commence au premier compostage, donc pas de journée « perdue » parce qu’on est déjà le soir.

Le trajet en métro dure environ 20 minutes pour arriver au centre-ville d’Amsterdam : nous faisons le choix de descendre à l’arrêt Niewmarkt afin d’approcher l’hyper-centre à pied. La place du marché est très belle avec la nuit qui tombe, et on découvre le Waag, la porte d’enceinte médiévale est de la ville transformée en pesée publique au XVIIe siècle lorsque l’expansion urbaine la rend désormais inutile.

On descend ensuite sur Grenspaal afin d’admirer la vue sur les canaux (et la petite maison complètement penchée). On découvre par hasard la maison de Rembrandt située juste en face ! Ce dernier l’a achetée en 1639 dans sa période de gloire, mais a dû vendre l’intégralité de ses objets de valeur aux enchères dès 1656 dans sa période de déclin… La maison est aujourd’hui un musée, et a été reconstituée afin d’offrir un aperçu d’une maison bourgeoise du XVIIe siècle.

Nous déambulons encore au gré des rues, ruelles et places et observons les façades qui penchent toutes les unes plus que les autres, avant de remarquer une serre de l’autre côté de la chaussée.

Le temps tournant à l’orage (oui, même en décembre, c’est assorti aux arbres en fleurs), nous avons juste le temps de nous y réfugier avant le déluge. L’Hortus Botanicus nous protège donc des intempéries, avec la bonne surprise de tomber par hasard le jour où il est ouvert en nocturne jusqu’à 22 heures ! Nous y passons donc une magnifique soirée, qui change d’ambiance au fil de la nuit qui arrive : passerelle au milieu des arbres en hauteur, rétroéclairage donnant un aspect surnaturel aux plantes… La pluie s’arrêtant vers 20 heures, nous pouvons même encore nous promener dans le jardin et nous rendre dans la deuxième serre, consacrée aux palmiers. Et nous terminons la journée avec une planchette de fromages locaux sur place, au sein de l’ancienne Orangerie. Superbe !

Jour 4

Ce quatrième jour est dédié aux promenades dans la ville, et à la découverte de son architecture complètement folle suivant les quartiers ! Nous laissons nos pas nous porter au fil des rues qui nous inspirent, en passant par les places de marché, les passages et les « spots Instagram » repérables à la file de gens munis de smartphone qui font tous la queue au même endroit.

Nous déambulons notamment au sein des Negen Straatjes, neuf ruelles pittoresques, et sommes, à nouveau, ébahis (voire interloqués) par l’architecture de certains bâtiments : entre ceux dont on se demande comment les habitants se meublent, ceux qui sont retenus par des filins métalliques et ceux qui penchent vers la gauche ou la droite, je pense que j’aurais des problèmes d’oreille interne à vivre là-dedans !

Nous passons également par la place du Dam, connue pour ses grands magasins, son église (non seulement fermée, mais en plus déclassée et transformée en musée !), mais un peu moins pour son tramway ancien proposant des circuits touristiques : on a failli se laisser tenter…

La soif se faisant sentir, nous faisons un petit arrêt dans un café en face de l’Oud Kerk (aussi transformée en musée et fermée, bien évidemment) afin de goûter une bière artisanale locale, et en terrasse s’il vous plait ! The Old Church bar a d’ailleurs une spécificité : c’était un Coffee Shop à l’origine, transformé en bar en 2012.

Nous nous rendons finalement rue Zeedijk : cette dernière était à l’origine une digue qui protégeait Amsterdam des crues de l’ancienne mer intérieure au Moyen-Age. Les maisons se trouvent donc encore aujourd’hui à un niveau plus élevé que celles des rues environnantes ! Aujourd’hui, cette rue est la principale du quartier de Chinatown, et on y trouve, outre tous les commerces et restaurants asiatiques traditionnels, un temple bouddhique dont on peut visiter l’antichambre. Ambiance incroyable, très apaisante, malgré le tumulte extérieur et la foule de touristes.

Nous découvrons également ce jour le marché aux fleurs, le Bloemenmarkt, qui s’avère être un marché flottant, même si on ne se rend compte de rien depuis la rue. Etant amateurs de plantes, nous sommes ravis ! Mais nous résistons à tout achat : les petites plantes n’auraient pas été heureuses dans nos bras avec un climat pareil…

Dans la même idée, nous découvrons également, à proximité de l’Université, une galerie couverte emplie de bouquinistes. Là encore, un petit air d’Italie dans ce passage en brique débouchant sur une cour intérieure…

Le soir arrivant assez rapidement, et la faim avec lui : nous nous dirigeons donc vers le Lunchroom Saint. Paul’s Cafe, repéré car il propose des spécialités locales, et notamment des Bitterballen (boulettes de ragoût de viande). Verdict : pas mauvais !

Jour 5

Nouvelles déambulations dans la ville : le temps n’est pas avec nous et alterne entre pluie glaciale et éclaircies… et donc nous alternons entre intérieur et extérieur ! Et nous nous réfugions, entre autres, dans le magasin Lego afin d’y admirer des « tableaux de maîtres » en attendant la fin du déluge.

Nous visitons également le béguinage, qui nous résiste quelque peu, nous faisons plusieurs fois le tour du quartier autour de murs en brique que nous augurons être ceux d’enceinte du site avant d’en dénicher la porte d’entrée. Encore peuplé aujourd’hui uniquement de femmes (laïques toutefois), c’est un havre de paix au milieu de la ville avec sa grande pelouse et sa jolie église centrale, l’Engelse Kerk. Datant du XVe siècle, elle a été confisquée aux béguines et ces dernières, en 1665, on discrètement uni deux de leurs maisons afin de créer une chapelle cachée… qui se visite également et effectivement, de dehors, on ne la devine pas !

Au béguinage se trouve également la plus vieille maison d’Amsterdam : datant du XVIe siècle, elle a la particularité d’être encore en bois, un matériau qui a été interdit en 1521 afin de limiter les risques d’incendie dans la cité.

La déambulation se poursuit au sein du quartier du Spui afin d’admirer les façades, et nous rejoignons progressivement la place des musées afin de faire le repérage des lieux et jeter un coup d’œil au Rijksmuseum. Il faudra que l’on revienne un jour, car le visiter nous a fait très envie ! Un petit tour également dans la cour du Moco Museum, puis autour du musée Van Gogh pour lequel nous avons des billets pour le lendemain, et nous faisons le choix de rentrer tôt à l’hôtel. Il s’agit en effet de préparer notre soirée car nous sommes déjà le 31 décembre… Un « set electro » est prévu devant les musées et les répétitions sont d’ailleurs en cours lors de notre passage, mais le fait que les transports en commun se stoppent à partir de 20h et ne reprennent qu’à 5h30 le lendemain matin, cumulé à la température glaciale et pluvieuse, nous fait rebrousser chemin par anticipation !

Notre soirée de Nouvel se déroule donc de manière tout à fait paisible : nous nous rendons au bord de mer, à Noordwijk, et mangeons un bon repas italien dans une trattoria proposant des repas faits maison, la bien nommée Pinocchio. Ce n’était pas notre premier choix, ayant repéré une serre tropicale faisant office de restaurant / bar lounge sur la plage, mais Google n’était visiblement pas à jour et nous avons trouvé porte close ! Nous n’avons toutefois pas été déçus et sommes rentrés pour assister aux feux d’artifice depuis la chaleur de notre chambre d’hôtel. Comment ça, on a plus de 30 ans, je ne vois pas de quoi vous voulez parler… Et puis nous devons être frais pour la journée du lendemain qui nous attend !

Jour 6

Et voici arrivé l’évènement qui a été à l’origine de notre venue dans les Pays-Bas en plein mois de décembre : la visite du musée Van Gogh ! Nous arrivons devant le site quasiment une heure avant notre date de passage, tellement nous avons peur de rater notre tour, ce qui nous offre l’occasion de nous promener dans le quartier. Nous découvrons ainsi, dans la rue parallèle à l’esplanade, des façades absolument incroyables : transparentes, florales, texturées comme si les briques étaient en tissu… La promenade est bien agréable, sous un ciel bleu magnifique.

Et voilà enfin l’heure de rentrer dans le musée. Résumons le reste de la journée en une seule phrase : nous y avons passé 5h30 et avons été gentiment mis à la porte par les gardiens chargés de « rabattre » les visiteurs vers la sortie ! Nous avons naturellement pu admirer les œuvres phares de l’artiste, en découvrir des moins connues… au pas de course sur la fin, car nous avions seulement visité l’exposition temporaire et le premier étage au bout de 5 heures.

Et puis nous avons « chassé » des Pokémon, évidemment… Un livret jeu était disponible à l’accueil du musée, à compléter au fil de la visite : compter le nombre d’autoportraits de Van Gogh dans la pièce, le nombre de tournesols dans le vase, identifier un détail… Mais aussi retrouver l’original de tableaux « détournés » avec les bestioles : Evoli porte ainsi le chapeau de paille de l’artiste sur un de ses portraits !

Bref, un moment ludique dans un musée juste magnifique. Mais pas question de passer à la boutique du musée pour rapporter un souvenir : des scènes dignes des pires soldes se sont en effet déroulées lors de l’ouverture de l’exposition temporaire, et les produits dérivés ont été littéralement retirés de la vente afin d’éviter les émeutes… Les vidéos valent le coup d’œil : consternant !

La soirée se termine dans un bon restaurant thaïlandais de Chinatown, le Bird, où le chaï latte glacé est volontiers accueilli après 6 heures passées sous des bouches de ventilation !

Jour 7

Le jour du retour est arrivé, mais comme à notre habitude, nous résistons ! Et nous promenons encore en ville durant toute la matinée, découvrant d’ailleurs encore de nouveaux lieux, dont le magnifique théâtre Tuschinski (qui est aujourd’hui un cinéma Pathé tout ce qu’il y a de classique, si ce n’est au niveau du design), la place Rembrandt, ou encore le bar Blue Amsterdam qui culmine à 30 mètres de haut depuis le centre commercial de Kalvertoren. Nous n’y restons toutefois pas plus de 5 minutes : entre l’ascenseur transparent qui y monte en diagonale et le plancher en pente qui ferait trembler la plus solide des oreilles internes, trop pour moi !

Et pour vraiment terminer la journée : direction à nouveau la cité balnéaire de Noordwijk afin de « dire au revoir » à la mer. Le vent et la pluie sont toutefois de la partie, nous forçant à nous réfugier dans la fameuse serre tropicale que nous avions repérée pour passer notre soirée de Nouvel an, nommée Winter Lodge. Elle est cette fois ouverte, et nous buvons une bonne tisane bien chaude au gingembre et au citron avec vue sur mer entourés de jolies petites plantes, afin de prendre des forces pour le retour à la maison… et au travail le lendemain.

Conclusion : la semaine est passée très vite, et la ville de La Haye a été notre gros coup de cœur imprévu. Nous reviendrons, c’est sûr (mais peut-être en été, car on a échappé à la pneumonie cette fois, mais peut-être pas la prochaine !)


Une réflexion sur “Fin d’année à La Haye et Amsterdam

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